Vers un accord commercial avec le Vanuatu

Lors d’une visite officielle au Vanuatu, le président du gouvernement Louis Mapou a signé une déclaration d’intention esquissant les grandes lignes d’un futur accord de commerce bilatéral. Accord qui n’a pas manqué de faire réagir.

Au cours de ce déplacement, la Nouvelle- Calédonie et le Vanuatu ont signé une déclaration conjointe dans laquelle ils affirment leur intention de conclure un accord commercial. « À l’issue d’une concertation du secteur privé », indique le gouvernement local, des produits ont été ciblés pour bénéficier de mesures préférentielles d’accès aux marchés respectifs, mesures portant notamment sur les droits de douane et les restrictions quantitatives.

Ils concernent essentiellement l’industrie agroalimentaire, les biens d’équipement, la construction et le BTP pour la Nouvelle-Calédonie, l’agriculture également pour le Vanuatu. Une déclaration d’intention a aussi été signée par les gouvernements et l’OPT pour l’installation prochaine d’un câble sous-marin qui doit relier Port-Vila à Lifou pour « sécuriser l’accès à la fibre optique » et « contribuer au développement des relations commerciales entre les deux pays ».

Enfin, le programme annuel de la convention de coopération entre la France, la Nouvelle- Calédonie et le Vanuatu, existant depuis 2002, a été entériné. Les fonds octroyés ces dernières années ont bénéficié au secteur éducatif, à l’enseignement supérieur et la recherche, et à la francophonie.

« Un coup de com’»

L’accord de libre-échange a fait réagir en Nouvelle-Calédonie. La Fnsea, représentant les exploitants agricoles, s’est dite « consternée au plus haut point ». On trouverait dans la liste de produits qui pourraient être importés du Vanuatu des produits cultivés localement comme le taro, l’igname ou la patate douce.

Cet accord ne satisfait pas non plus la confédération loyaliste Ensemble ! Elle dénonce un « coup de com’» des indépendantistes qui « feraient mieux de se pencher sur des mesures permettant de redynamiser notre économie et de redonner du pouvoir d’achat aux Calédoniens ».

Selon la formation, cet accord « ne s’inscrit dans aucune politique de commerce extérieur globale susceptible de générer de la richesse et des opportunités économiques pour nos entreprises, nos agriculteurs et les Calédoniens ».

L’Uni a défendu au contraire cette démarche indiquant notamment que les enjeux et l’avenir de la Nouvelle-Calédonie « se trouvent bien dans la zone Pacifique ». Et que personne par le passé n’a « daigné engager une politique régionale à la hauteur des enjeux ».

C.M.

Photo : © GNC

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