Qui veut aller à Tokyo ?

Alors que se profile l’année 2020, certains sportifs calédoniens n’ont plus qu’une idée en tête : obtenir une qualification pour les Jeux olympiques qui se dérouleront au Japon du 24 juillet au 9 août. État des lieux des forces en présence.

Ils sont tranquilles

La seule certitude en cette fin d’année, c’est qu’il y aura deux licenciés calédoniens à Tokyo. La première à avoir obtenu le précieux sésame, c’est Lara Grangeon. Pas une surprise venant de la nageuse du CNC, qui a toujours prouvé qu’il fallait compter sur elle dans les grands moments. Après Londres en 2012 et Rio en 2016, dans les bassins, Lara a changé de cap pour l’eau libre, avec succès. Elle s’est qualifiée pour les JO en étant la première Française lors du 10 km des Mondiaux en juillet, la quatrième au général. De quoi nourrir de grandes ambitions à Tokyo.

Pour voir l’autre représentant calédonien, il faudra lever les yeux puisque c’est Bassa Mawem, le grimpeur du Gecko Club, installé en Nouvelle-Calédonie depuis deux ans. Il s’est qualifié lors d’un tournoi de qualification olympique en novembre. Pour lui, un podium en escalade sera une grosse performance puisqu’il est un spécialiste de la vitesse et que la compétition olympique sera un combiné (vitesse, difficulté et bloc).

Ils ne sont pas loin

Il leur faudra passer un double écueil, mais pourtant les rugbymen Yolaine Yengo et Sefo Siega semblent bien partis pour être aux Jeux. Solidement ancrés dans le groupe France, les deux Cagous devront, en plus d’être sélectionnés avec le Sept tricolore, réussir à qualifier leur équipe respective. Ça se passera en juin lors d’un tournoi de qualification. La France devra s’imposer si elle veut être aux JO.

En planche à voile olympique (RS:X), Thomas Goyard n’a jamais été aussi proche d’une qualification, lui qui avait manqué de peu celle de 2016. Après une année exceptionnelle, où il a pris la troisième place aux championnats d’Europe, la sixième aux Mondiaux et surtout la cinquième au Test Event sur le plan d’eau d’Enoshima, spot des JO, le véliplanchiste n’a qu’une seule chose à faire, mais c’est le plus dur : valider sa place lors des Mondiaux, qui se dérouleront en Australie, en février prochain. Pour cela, il lui faut une bonne performance et surtout terminer premier Français. Car c’est là toute la difficulté de la voile olympique, il n’y a qu’une place par nation et par catégorie.

Enfin, c’était impensable il y a encore un an, surtout après l’annonce du retour de Florent Manaudou, mais c’est devenu une réalité : Maxime Grousset fait partie des sérieux candidats en équipe de France de natation. Médaillé d’argent avec le relais mixte aux championnats d’Europe au début du mois, l’ancien nageur du CNC, 20 ans, a explosé ses records lors des championnats de France en petit bassin, le week-end dernier. Avec notamment un temps de 46’’10 sur 100 m nage libre, soit la cinquième performance mondiale de la saison. Il lui faudra encore passer le principal obstacle, les championnats de France en mars. Le moment de réaliser les minima. Mais à ce rythme, on voit mal qui pourra résister au Cagou.

Ils ont encore du boulot

Alors que viennent de se dérouler les championnats du monde de 49er, Mathieu Frei semble ne pas être dans une bonne dynamique. Vice-champion du monde en 2018, il a dû se contenter d’une 27e place. Avec son équipier Noé Delpech, le skipper doit remonter la pente pour espérer être le représentant français en 49er. Tout est possible puisque la qualification se jouera en une fois, lors des Mondiaux en Australie, en février prochain.

Un souci de hiérarchie que connaît également le judoka Alexis Mathieu. Vice-champion de France dans la catégorie des 90 kg, il va devoir batailler pour prendre la première place du classement français et donc la place pour les JO. Mais il a devant lui pour le moment Aurélien Diesse et surtout Axel Clerget, en bronze lors des derniers Mondiaux. Cependant, le judoka a expliqué que c’était Paris, en 2024, son objectif. Pas de pression.

Du côté de l’escrime, Aymerick Gally a, lui, décidé de faire de la qualification pour Tokyo un grand objectif. À 22 ans, l’épéiste évolue dans la catégorie la plus concurrentielle. Champion d’Europe U23 par équipe en juin, il a commencé la saison par une discrète 84e place à Berne, lors de la première manche de la Coupe du monde en octobre. Mais il a jusqu’à 17 mai pour tenter de performer sur six compétitions internationales.

Enfin, il est un peu à part, car il a commencé sa route vers Tokyo sans le soutien de sa fédération. Minh Dack tente par ses propres moyens de redevenir le meilleur Français en karaté kata, lui qui a fait les beaux jours de la discipline avec, entre autres, deux médailles mondiales (bronze en 2008 et argent en 2012). Pour l’arrivée du karaté aux JO, et alors qu’il n’y sera déjà plus à Paris en 2024, la qualification se joue deux fois : d’abord via un classement, où le Calédonien ne pourra pas prétendre à grand-chose, étant donné qu’il n’a pas participé à beaucoup de compétitions. La seconde voie sera un tournoi de qualification olympique qui se déroulera, en mai, à Paris. Mais pour y participer, il devra être choisi par la Fédération française de karaté. Cette dernière devrait faire un choix entre le Calédonien et Enzo Montarello.

A.B. ©FFN

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