Quatre Cagous plein d’avenir

La flamme des Jeux olympiques de Tokyo 2020 s’est éteinte le week-end dernier pour mieux se rallumer dans trois ans à Paris. L’occasion de tirer le bilan de nos Cagous et de se projeter en 2024.

Thomas Goyard, au firmament

 Marti Media / DPPI

Pour lui, il sera difficile de faire mieux et pourtant, c’est possible. Le rider de l’ACPV a réussi ses JO, sans doute mieux qu’il ne pouvait l’espérer. Une médaille d’argent obtenue à l’issue d’une semaine de compétition de RS:X menée de main de maître, la synthèse parfaite de son expérience et de son talent. Une Medal Race terminée dans le flou artistique le plus total : sa disqualification et celle de ses adversaires principaux. Qu’importe, à 29 ans, Thomas Goyard est presque au sommet de l’Olympe et pourrait atteindre la plus haute marche à Paris en IQ foil, le nouveau modèle de planche olympique. On a hâte d’y être.

Maxime Grousset, l’ascension

Marti Media / DPPI

La révélation des Jeux, c’est lui. À 22 ans, il a réalisé une olympiade exceptionnelle. Sans médaille, mais si près. Une semaine commencée par un départ de relais 4 x 100 m foudroyant en 47 s 52 sur 100 m, dans l’écume de l’Américain Caeleb Dressel, pour une sixième place finale avec ses camarades. Avant une quatrième place individuelle sur l’aller- retour et une demi-finale sur l’aller simple. Le bolide de l’Insep est maintenant lancé pour tenter de devenir le cador des cadors. Dès l’année prochaine, aux Mondiaux de Fukuoka (13-29 mai), mais surtout à Paris en 2024.

Bassa Mawem, le coup d’arrêt

Décidément, le directeur technique de l’escalade sur le Caillou aime surprendre, parfois même sans le vouloir. Après être parvenu à se qualifier pour une épreuve combinée qui ne lui convenait pas spécialement, l’expert de la vitesse a remporté son épreuve fétiche le jour J en s’approchant du record du monde (5 s 45 contre 5 s 20) et s’est qualifié pour la finale. Hélas, le natif de Guyane n’a pu la disputer à cause d’une blessure survenue lors de l’étape de difficulté. Et si, malgré ses 36 ans, le grimpeur du Gecko club de Nouméa prolongeait encore un peu son bail avec le haut niveau ? Car la vitesse sera présente comme discipline à part entière à Paris… Le temps passe si vite.

Lara Grangeon, partie remise

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Comment imaginer que Lara Grangeon, 29 ans, ne soit pas de nouveau aux Jeux olympiques à Paris ? Ce serait sa quatrième participation consécutive et si elle le veut, on se doute qu’elle y parviendra. Mais le voudra- t-elle ? C’est le suspense qu’elle a laissé planer, à l’issue de sa décevante neuvième place sur le 10 km en eau libre. Décevante et surtout frustrante, car la reine du Pacifique Sud ne sait pas ce qu’elle aurait pu faire de plus ou de mieux pour aller chercher la médaille qu’elle désirait tant. Sa force mentale, sa marge de progression dans la nage au contact de ses concurrentes et surtout sa passion pour les longues distances seront-elles suffisantes pour faire pencher la balance du bon côté ? Le Caillou n’attend que ça.


Bientôt les jeux paralympiques

Quatre Cagous qui en cachent trois autres. C’est à partir du 24 août que trois Calédo- niens seront à leur tour en lice à Tokyo pour les Jeux paralympiques : les sprinteurs en fauteuil Pierre Fairbank et Nicolas Brignone ainsi que le lanceur assis Thierry Cibone. Pour Fairbank, 50 ans, et Cibone, 48 ans, tous deux multimédaillés sur différentes éditions des Jeux, il s’agira de tenter de renouer avec leur gloire, qui les avait sacrés champions paralympiques en 2000 à Sydney. Pour Brignone, 32 ans, ce sera la deuxième apparition à ce niveau après Rio en 2016. L’occasion d’ouvrir son palmarès sur la plus belle des compétitions.

A.B.

©M.M.

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