Lucy : huit milliards injectés dans l’économie en 2022

Lors d’une visite sur le site du projet Lucy, porté par Prony Resources, mardi, le point a été fait sur les contrats signés avec les entreprises et les recrutements en cours de plus de 200 emplois.

Après la visite du ministre des Outre- mer sur le site du projet Lucy en octobre, Prony Resources a une nouvelle fois fait le point mardi sur l’avancée de ce chantier hors norme qui a démarré en juin et doit s’achever fin 2023. Pour rappel, Lucy doit se substituer à l’actuel parc à résidus KO2 dont la capacité de stockage arrive à terme en 2024. Son procédé sera complètement différent. Les résidus actuels sont stockés sous forme liquides. Avec Lucy, ils seront asséchés puis compactés, ce qui permettra d’en entreposer davantage sur une plus petite surface.

Et pour mener à bien ce projet, d’un montant de 50 milliards de francs dont il reste 35 milliards à engager, Prony Resources s’est engagé sur la signature de douze contrats avec des entreprises locales. Cinq autres sont en passe de l’être. Cela représente plus de huit milliards de francs et 650 emplois pour les sous-traitants.

La moitié pour des entreprises communautaires du Grand Sud

Une bouffée d’air dans le contexte actuel pour les entreprises retenues. Sobeca pour le génie civil et la construction, le groupement Tecbat, Arbé et Colas pour les travaux de génie civil, mais aussi Dumez et Topo RGF, soit un volume d’emplois de 300 personnes pour une durée d’un an et quatre milliards de francs de retombées économiques.

La moitié des activités sera, elle, sous-traitée aux entreprises communautaires du Grand Sud. La plupart des contrats ont été signés pour cinq ans, notamment avec le GIE des entreprises de Yaté, la SAS Goro mines et Yatchee mines, Komwai ou encore Servical et la CDE et Yatchee vidange. Sont concernés les terrassements de Lucy, la sous-traitance à la mine, le transport des marchandises, l’entretien de bâtiment, le nettoyage industriel, la distribution en carburant ou encore le roulage d’agrégats. « Cela va permettre de pérenniser les emplois de nos partenaires communautaires d’au minimum 350 personnes pour plusieurs années avec quatre milliards de francs de retombées économiques par an. »

200 emplois locaux en CDI à pourvoir

Reste l’appel d’offres concernant la construction de l’usine d’assèchement (Lucy se compose de trois unités principales, une unité d’épaississement des résidus, une unité d’assèchement, et une verse à résidus). Cet appel d’offres international concerne l’installation d’assèchement, le verdict sera connu d’ici la fin de l’année. Prony Resources veut aller vite et finir le chantier avant que KO2 n’arrive à pleine capacité.

Autre grande annonce du métallurgiste, en plus des 650 emplois liés aux activités sous- traitées, le lancement d’une vaste campagne de recrutement afin de pourvoir plus de 200 emplois locaux en CDI pour les opérations et l’usine de filtration dans le cadre de l’exploitation de Lucy.

 

Anne-Claire Pophillat (©Archives DNC/A.-C.P)

 

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