L’ouverture du marché de Ducos est un succès

Après presque cinq semaines de confinement, les marchés ont ouvert à cinq heures ce samedi matin. À Ducos, environ la moitié des producteurs ont répondu à l’appel, soit 40 vendeurs sur les 90 installés sous la halle habituellement.

Derrière leurs étals, les producteurs ont le sourire. « Pendant cinq semaines, on a fait quelques livraisons, mais ça me fait vraiment plaisir de revenir », explique Freddy Cousin, qui fabrique de la charcuterie artisanale sur Bourail. Bien qu’il ne soit pas vacciné, il affirme ne pas avoir peur du Covid. « Ce sont surtout les cerfs qui m’ont fait peur. Il y en avait beaucoup sur la route ce matin vers deux heures. » Malgré une affluence un peu moins importante que d’habitude, le traiteur ne regrette pas une seconde d’avoir fait le trajet.

Samedi matin, l’ouverture de la halle de Ducos s’est faite sous haute surveillance afin de limiter la propagation du virus. « Les règles sont très strictes. On s’est limité à la vente de produits alimentaires, donc il n’y a pas les pépiniéristes par exemple. Au total, il doit y avoir une quarantaine de producteurs présents », précise Yannick Couete, le directeur de la CANC, Chambre d’agriculture de Nouvelle-Calédonie, qui supervise l’organisation. Pour s’assurer du respect des mesures, deux équipes de six volontaires de la CANC et trois agents de sécurité sont présents. « On a limité l’entrée à 80 personnes, il y a deux vendeurs derrière chaque étal et on a organisé un sens de circulation. L’objectif est de relancer la mécanique dans les conditions les plus sécuritaires », résume Yannick Couete.

Cette organisation inhabituelle en agace certains qui s’impatientent dans la file d’attente à l’entrée du marché, mais globalement, les chalands sont plutôt satisfaits de retrouver un semblant de liberté. La CANC a recensé, en fin de matinée, 2 218 entrées contre 3 000 habituellement. L’intégralité de la marchandise est partie, « c’est la preuve qu’il y avait un réel besoin », selon les organisateurs.

 


 

À Moselle, le poisson nommé désir

Il y a, ce samedi matin, entre trente minutes et une heure d’attente à l’entrée du pavillon de poissonnerie du marché de Moselle. « C’est long, mais on prend notre mal en patience », souffle Ambroise, venu du Mont-dore pour acheter du crabe. A l’intérieur, le chemin balisé aiguille les chalands, trop peu nombreux, malgré tout, pour les vendeurs. « On a 10 clients par heure, c’est insuffisant pour écouler le stock. Nous allons demander à la mairie d’ouvrir l’après-midi le vendredi et le samedi afin de contenter tout le monde », explique Eric Perronnet, poissonnier et membre du syndicat des utilisateurs du marché.
Dans les autres pavillons, l’activité est beaucoup plus calme. « On ne vend pas beaucoup. Les gens ont peur je crois. Si je n’arrive pas à écouler mes tomates, je les distribuerai aux voisins », regrette Tirene, vendeuse de fruits et légumes.

   

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