Les réponses à vos questions

Quelles sont les règles pour se faire vacciner ?
Les majeurs : la vaccination, gratuite, est obligatoire à partir de 18 ans d’ici le 31 décembre (sans sanction) sauf contre- indications. Les salariés des professions prioritaires, en revanche, ont jusqu’au 31 octobre (sous peine d’une amende de 175 000 francs) pour se faire vacciner.
Les mineurs : de 12 à 15 ans : autorisation parentale d’un des parents, présence d’un des parents le jour de l’injection, pièce d’identité du parent qui a donné son autorisation ou une copie et livret de famille ou copie de l’acte de naissance de l’enfant ou pièce d’identité de l’enfant. À partir de 16 ans : présence d’un des parents recommandée, pièce d’identité obligatoire.
Cas particulier : les personnes allergiques ne doivent pas de se rendre dans les centres médico-sociaux ou les vaccinodromes, mais prendre rendez-vous auprès du centre de vaccination du Médipôle.
La troisième dose : elle est proposée dans les Ehpad, au personnel médical et aux personnes de plus de 65 ans qui ont reçu leur deuxième dose il y a plus de six mois au moins. Elle est administrée à la mairie de Nouméa et à Ko We Kara depuis lundi où une file spécifique lui est dédiée. (Lire également page 8 et page 17 pour savoir où se faire vacciner).

C’est quoi un cluster ?
Un cluster c’est la survenue d’au moins trois cas positifs dans une période de sept jours et qui sont reliés entre eux.

Ça veut dire quoi, comorbidité ?
La comorbidité, c’est quand une personne qui attrape le virus est déjà malade ou présente des troubles aigus ou chroniques, ce qui affaiblit son système immunitaire. Les personnes âgées et celles souffrant d’autres maladies comme le diabète, les insuffisances respiratoires ou rénales, les cardiopathies, l’obésité, les cancers, l’asthme sévère, les cirrhoses du foie, etc. sont les plus exposées au risque de développer une forme grave du Covid-19.

Quels sont les différents tests ?
PCR : ce test virologique traque les traces d’ARN (acide ribonucléique) du virus, c’est- à-dire son génome. Il permet de déterminer si une personne est porteuse du virus grâce à un prélèvement réalisé par voie nasale à l’aide d’un écouvillon (gros coton-tige) qui est ensuite envoyé dans un laboratoire. Les résultats sont disponibles sous 24 heures environ. Si le prélèvement contient de l’ARN, le test est positif, sinon, il est négatif. Les tests PCR sont plus fiables que les tests antigéniques.
Test salivaire : il s’agit d’un test PCR salivaire qui permet de détecter le matériel génétique du coronavirus dans un crachat. Pour obtenir le résultat du test, envoyé au laboratoire, il faut aussi compter 24 heures.
TROD : ce sont les tests rapides d’orientation diagnostique (antigéniques). Ils cherchent les protéines qui sont à la surface du virus et qui ne sont détectables que si le virus est vivant. Ils sont également réalisés à partir d’un prélèvement nasal, mais contrairement aux PCR, il n’est pas nécessaire de les envoyer dans un laboratoire. Le résultat est rapide, en 15 minutes environ, mais ils sont moins sensibles que les tests PCR. L’avantage ? Les patients positifs peuvent s’isoler plus rapidement. C’est un outil qui permet de mesurer la diffusion du virus au sein de la population et d’orienter la stratégie sanitaire.
Et les autotests ? C’est une forme de test antigénique nasal à réaliser soi-même. L’autotest permet de savoir si on est porteur ou non du Covid-19, mais n’a d’intérêt que s’il est fait régulièrement, afin d’augmenter les chances de détecter le virus au début de la maladie. Pour l’instant, il n’est pas utilisé sur le territoire. (Lire également page 9).

Qui peut se faire dépister ?
Au vu de l’importance de la circulation active du virus, les drive voitures et piétons installés au CHT Gaston-Bourret et au CMS de Rivière-Salée utilisent des tests antigéniques et non plus des tests PCR afin de dépister plus rapidement le plus grand nombre de personnes. Seules celles qui ont des symptômes peuvent s’y faire tester. Celles qui n’en présentent pas ne sont pas prises en charge.
Se font également dépister les personnes qui arrivent en Nouvelle-Calédonie le dernier jour de leur quatorzaine, et le personnel navigant et les professionnels de santé effectuant des évasans. Même précaution pour les personnes au contact de cas positifs au Covid-19, les patients hospitalisés en réanimation pour des raisons respiratoires ou présentant une pneumopathie.

Qu’est-ce qu’un cas contact ?
Il s’agit d’une personne qui a été en contact avec un cas positif de Covid-19. Seules les personnes contact « à risque » doivent prendre des mesures. Un contact « à risque » peut se produire avec le malade alors que les personnes vivent sous le même toit, qu’elles sont restées sans masque dans une pièce pendant au moins 15 minutes même à plus de deux mètres, qu’elles ont partagé un repas, un verre ou une pause cigarette à moins de deux mètres ou ont eu un contact physique ou une poignée de main. Les symptômes peuvent apparaître jusqu’à 14 jours après le dernier contact à « risque ».

Que faire si je suis cas contact ?
Les personnes doivent se faire tester aux premiers symptômes. Elles doivent s’isoler immédiatement, et ce, peu importe le résultat du test, pendant 10 jours à partir de la date de dernier contact avec le cas positif et alerter leur médecin traitant.

Que faire en cas de symptômes ?
Les symptômes qui doivent alerter sont : de la fièvre, de la toux, une perte de goût ou de l’odorat, le nez qui coule, etc. Mais plus d’un quart des personnes porteuses du virus ne développent aucun signe de la maladie.
En cas de symptômes, il faut s’isoler, respecter les gestes barrière, porter un masque, contacter son médecin pour obtenir une ordonnance de dépistage ou se faire tester dans un centre de dépistage et s’isoler à son domicile en attendant le résultat et enfin prévenir son employeur, ses proches et ses potentiels cas contact.

Que faire si j’ai le Covid-19 ?
Symptomatique : s’isoler à domicile pendant sept jours à partir de la date de début des signes et deux jours supplémentaire en cas de fièvre au dixième jour et informer les personnes contact. Après ces dix jours, il faut respecter sept jours de mesures spécifiques : réduire les interactions, porter un masque, éviter tout contact avec les personnes fragiles même vaccinées, éviter les transports en commun, faire du télétravail si cela est possible et surveiller son état de santé.
Asymptomatique : s’isoler à domicile pendant 10 jours à partir de la date de réalisation du test et informer les personnes contact. Après ces dix jours, il faut respecter pendant sept jours les mêmes mesures que les symptomatiques.
Dans les deux cas, il faut prévenir son employeur et prendre des précautions à la maison : surveiller son état de santé, protéger son entourage, nettoyer régulièrement son logement, etc. S’il est avéré qu’une personne est atteinte du Covid-19, il faut savoir qu’en général, la guérison intervient en quelques jours avec du repos et, si besoin, un traitement contre la fièvre. Toutes les informations et les conseils destinés aux personnes malades figurent sur le site internet du gouvernement, gouv.nc.

Que se passe-t-il en entreprise ?
En cas de signe, l’employé ne doit pas se rendre au travail, contacter son médecin traitant par téléphone et suivre ses recommandations et prévenir son employeur si le médecin prescrit un arrêt de travail. En cas de survenue de signes sur le lieu de travail : la personne malade doit prévenir son supérieur ou son collègue, s’isoler à plus d’un mètre des autres personnes, porter un masque et se laver les mains, si possible se faire prendre sa température et faire appeler son médecin traitant. S’il y a un cas suspect de Covid-19 au travail, il faut attendre les consignes du médecin, nettoyer et désinfecter les locaux. (Lire également pages 12 et 13).

L’état d’urgence sanitaire, c’est quoi ?
Il s’agit d’une mesure exceptionnelle qui permet au gouvernement de mettre en œuvre des dispositifs en cas de catastrophe sanitaire, notamment d’épidémie, comme limiter les déplacements, les accès à certains établissements ou imposer un pass sanitaire. Dans le cas de la Nouvelle-Calédonie, il s’agit d’un outil de consolidation juridique des mesures déclinées localement qui offre aussi la possibilité de les adapter au contexte sanitaire local en fonction de son évolution, comme avec la mise en place du confinement et l’instauration d’un couvre-feu mardi. Il permet aux entreprises locales de bénéficier d’aides plus avantageuses au titre du Fonds de solidarité. Les paramètres des aides pour le mois de septembre ne seront connus qu’à la fin du mois, mais ils seront plus favorables que ceux existants. L’état d’urgence sanitaire a été appliqué à la Nouvelle-Calédonie le 8 septembre.

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