Les acteurs de l’évènementiel demandent à pouvoir travailler

Dans un communiqué, l’association des métiers de l’évènementiel alerte sur la situation du secteur dont les professionnels n’ont toujours pas repris et qui sont « en grande difficulté ».

L’AME craint d’autant plus pour la fin de l’année, novembre et décembre étant habituellement les plus gros mois avec Noël et les comités d’entreprise. Or, c’est « catastrophique en raison des nombreuses annulations », témoigne Audrey Chouieur, présidente de l’association. Celle qui organise des événements avec sa société Clé en main partage son incompréhension de la situation. « Pourquoi une institution comme l’Aquarium, dans un lieu fermé, peut accueillir des spectacles et jusqu’à 300 personnes, ou le marché de Dumbéa des centaines et nous, on nous interdit de faire un Noël avec 100 ou 150 personnes alors que les gens sont identifiés et qu’on peut appliquer le pass sanitaire. On ne comprend pas. »

« Jeter l’éponge »

Audrey Chouieur insiste sur l’habitude qu’ont les professionnels du secteur de gérer des événements en toute sécurité. « On s’est entretenus avec le gouvernement pour proposer des protocoles en fonction de ce qui a été mis en place en Métropole. Depuis, on n’a eu aucune nouvelle. » La présidente regrette le manque de visibilité sur les semaines à venir et demande à pouvoir retravailler dès la semaine prochaine. « En décembre, avec le référendum, il nous reste deux week-ends. Tous les gros événements ont été annulés. Or, les mois de septembre à décembre nous aident à tenir la période de janvier à mars, qui est très calme avec les vacances et la rentrée. »

Audrey Chouieur se montre très inquiète pour l’année prochaine. « En plus, on touche des aides minimes par rapport aux montants de nos pertes. Moi, j’ai quatre salariés et je ne peux même plus payer le loyer de ma société. 80 % des entreprises ont perdu plus d’un tiers de leur chiffre d’affaires sur l’année et le reste, plus de la moitié. Il y a des patentés qui ont changé de domaine et qui font des formations pour se réorienter. Je pense qu’il y en a plusieurs qui devront jeter l’éponge. »

 


Les artisans d’art en difficulté

La Chambre de métiers et de l’artisanat a réalisé une enquête auprès des artisans d’art lors de la dernière semaine d’octobre à laquelle 78 professionnels ont répondu. Résultat, près d’un sur deux a réalisé un chiffre d’affaires annuel inférieur à deux millions de francs en 2020.

En cause, notamment, l’annulation de foires, marchés et salons, qui génèrent habituellement plus de la moitié des volumes de transactions pour 38 % d’entre eux. Plus des deux tiers des répondants peinent aujourd’hui à assurer leurs charges personnelles à la suite des difficultés de trésorerie rencontrées par leur entreprise.

Dans cette situation, « la période de fin d’année est cruciale pour la sauvegarde de leur activité, affirme la CMA dans un communiqué. Mais, l’absence de visibilité met en péril ces petites structures. C’est pour répondre à cette urgence, que l’institution a monté, avec les artisans d’art, un magasin éphémère à l’occasion de Noël » au rez-de-chaussée de la gare maritime jusqu’au 27 novembre. D’autres actions devraient aussi voir le jour en décembre.

 

Anne-Claire Pophillat (© Clé en main)

 

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