Le problème des squats sur le bureau du Congrès

La question des squats est un véritable casse-tête pour les collectivités de l’agglomération nouméenne. Au début des années 2000, malgré la production massive de logements, le nombre de squatteurs ne cessait d’augmenter. En 2011, face à ce constat, Pierre Frogier lançait ce qui était alors appelé la RHS, restructuration de l’habitat spontané. L’opération était soutenue par les indépendantistes et consistait à améliorer les conditions de vie en y apportant l’eau potable, l’électricité ou encore des routes coaltarées. Calédonie ensemble avait attaqué le programme, estimant que cette politique allait légitimer les squatteurs qui devaient être relogés dans des logements sociaux.

Force est de constater que la politique du logement social a échoué, une grande proportion des gens vivant dans les squats ne souhaitant tout simplement pas intégrer un habitat social qui ne correspond pas à leur mode de vie. Pour d’autres, ce sont les conditions d’accès aux logements sociaux qui posent problème et en particulier, d’être soumis à un contrat de travail à durée indéterminée. Le groupe UC-FLNKS a déposé un projet de loi, le 22 septembre, sur le bureau du Congrès qui reprend dans les grandes lignes le projet porté par Pierre Frogier.

Il ne s’agit pas de « légaliser » les squats ou de mettre un terme au relogement, mais de fixer les principes directeurs du droit de l’urbanisme, qui est de la compétence du Congrès, afin de permettre de mettre la mise en œuvre de la délibération provinciale de 2011. Sous la forme d’un projet de loi, les collectivités propriétaires de terrains permettraient l’aménagement de pistes d’accès, de sanitaires collectifs ou encore le raccordement à l’eau et l’électricité et la collecte des déchets. Pour les terres susceptibles d’être restituées à des clans, le texte prévoit qu’elles seraient attribuées de manière collective à des GDPL (groupements de droit particulier local) qui en assureraient ensuite la gestion. Un point de la loi qui devrait faire débat au sein de

l’hémicycle du boulevard Vauban. Ce projet de loi implique indirectement une réécriture complète de la politique du logement en province Sud et en particulier celle de la construction des logements sociaux qui pose tant de problèmes dans les communes du Grand Nouméa.

M.D.

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