Kea Trader : levée du plan Orsec

La Sécurité civile a levé, ce lundi 4 novembre, le plan Orsec Polmar-Terre en vigueur depuis deux ans, suite à l’échouement du Kea Trader sur le récif Durand au sud-est de Maré. Reste maintenant à retirer l’épave du porte-conteneurs..

Fin de l’opération Orsec Polmar-Terre. Le plan avait été mis en place le 29 novembre 2017, quatre mois après l’incident, pour gérer les pollutions terrestres, alors que des boulettes d’hydrocarbures arrivaient sur les plages. Onze communes allaient être concernées, entre novembre et janvier 2018. Un second épisode s’était produit suite au passage successifs des cyclones Gita (février 2018) et Hola (mars 2018). L’épave avait subi d’importants dégâts et seize communes ont vu arriver cette fois des débris de conteneurs et/ou des mousses de polyuréthane.

Tout au long de cette période, la Sécurité civile s’est impliquée dans des missions d’évaluation et de reconnaissance, dans les relations avec les populations, elle a coordonné les prélèvements des produits de la mer, de la qualité des eaux de baignade. À ce jour, le bilan provisoire fait état de 18 958 kg de déchets collectés dans seize communes : 18 373 kg de débris divers (97 %) et 585 kg de résidus d’hydrocarbures (3 %). Des déchets, qui ne sont pas nouveaux, sont encore observés à Bélep et à Maré et des sacs stockés au centre d’incendie et de secours n’ont toujours pas été récupérés à Ouvéa. « Des missions sont organisées par la société mandatée par l’armateur afin de finaliser le ramassage des derniers déchets dans ces trois communes », fait savoir la Direction de la Sécurité civile. La DSCGR ajoute qu’une « surveillance continue de la part des acteurs institutionnels concernés subsistera jusqu’à ce que le Kea Trader soit démantelé et enlevé de la zone (horizon 2020) ».

Toujours sur zone

Si le bateau a été « dépollué » reste, en effet, cette épave répartie en deux morceaux. La barge-grue « Cali » attendue de Chine, doit permettre de la démanteler et de la retirer du récif. Le plan de démantèlement prévoit que le bateau soit découpé sur place, puis acheminé vers Nouméa pour être définitivement démantelé. Mais des réticences demeurent. La barge est semi-submersible et cela suppose qu’elle se pose également sur le platier. La question est de savoir si cette opération ne risque finalement pas d’être plus destructrice que de laisser l’épave.

Une réunion sur le sujet a été organisée, lundi, au haut-commissariat, entre les représentants de l’État, les élus et coutumiers des îles et les associations environnementales. Et la question n’est toujours pas tranchée. L’avis du comité scientifique du parc naturel de la mer de Corail demeure aussi un mystère. À croire que finalement rien ne presse plus.

C.M.

©Archives / Marine nationale

 

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