En attendant le retour des cavaliers

Alors que le monde sportif est encore en suspens durant cette période de déconfinement progressif, les clubs équestres, même fermés, sont bien obligés de continuer à s’occuper des chevaux quotidiennement. Exemple de la Cravache, au Mont-Dore.

Samedi matin, à Plum, devant la carrière de la Cravache. Erika Sellito est à pied d’œuvre comme quasiment tous les jours de l’année. Mais ce week-end, il n’y aura pas de cours et les chevaux ne se présenteront pas aux compétitions. L’activité du club est au point mort depuis plus d’un mois et la situation va durer au moins jusqu’à début mai.

« Nous avons dû annuler quatre concours, regrette la directrice technique du club. Mais il y a aussi tous les cours que nous avons mis en suspens. » Pour autant, le travail continue : celui de s’occuper des chevaux. « Les sportifs, ce sont eux, souligne Erika. Donc il faut les faire travailler, les nourrir et les panser (les brosser, NDLR). Et on a aussi un poulain qu’il faut débourrer. » Seule employée du club, avec un soigneur à mi-temps, elle passe un peu plus d’une heure par semaine pour chacune des 22 montures, chevaux et poneys.

Payer les factures

Les seules personnes extérieures autorisées au club sont les propriétaires de chevaux en pension. Mais à la Cravache, il n’y en a pas beaucoup. Il n’y a que deux montures, qui représentent donc l’unique source de revenus en ces temps de vaches maigres. Mais les charges, elles, restent importantes. « En plus des factures, comme l’eau et l’électricité, il faut aussi compter la nourriture pour les chevaux, détaille la responsable technique. Heureusement, comme il n’y a pas de compétitions, on adapte les repas. Mais on arrive tout de même à environs 300 000 francs pour un mois, avec notamment beaucoup de foin. »

Tic de l’ours

Les chevaux, eux, sont en vacances. Rarement dans les paddocks par rapport au reste de l’année, ils profitent de cette période. Mais tous ne le vivent pas aussi bien. « C’est comme pour les humains, certains s’ennuient, commente Erika Sellito. Parfois, ils développent des tics. Celui de l’ours, ce sont des balancements. Il y a des tics aérophagiques également. Il faut qu’on y soit vigilants. »

La question de la reprise se pose forcément du côté de Plum comme pour les autres clubs d’équitation. « On ne sait pas du tout comment ça va se passer. Mais ce qui nous pose problème, ce sont tous les cavaliers qui ont payé leur mois, mais n’ont pas eu de cours. On sait que ça va être compliqué de rembourser, car nous n’avons pas la trésorerie nécessaire. Mais on fera tout pour rattraper le temps perdu. On pense aussi solliciter leur solidarité. »

A.B.

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