Des paniers alimentaires distribués dans une vingtaine de foyers de Koumac

Lundi, le CCAS, centre communal d’action sociale, de Koumac a mené une tournée pour remettre des sacs de denrées non périssables aux ménages en situation précaire. Offerts par la SLN, ces produits de première nécessité ont également été distribués dans sept autres communes de la Grande Terre.

 

Coup de pouce apprécié pour les familles que la crise sanitaire et le troisième confinement ont mis en difficulté, à Koumac. Lundi, une vingtaine d’entre elles ont reçu des cabas de produits d’hygiène et de denrées alimentaires offerts par la SLN. Cahin-caha, le minibus du CCAS s’est élancé de la mairie, en matinée, le coffre rempli. Quittant la RT1, il a d’abord pris la piste pour gagner le stade Tein-Mala. Après sa première remise de paniers, il a mis le cap sur le lieu-dit La Rivière, puis sur Panouna.

Tandis que le véhicule serpentait sur les sentiers en terre et franchissait des radiers, Sandrine Até, coordinatrice « Gestion des parties intéressées pour la zone Grand Nord » à la SLN, est revenue sur cette action. « L’idée, pour les communes de l’intérieur et du Nord, c’est de passer par les mairies. Ce sont nos interlocutrices privilégiées et elles savent bien qui aider. »

S’enfoncer dans les vallées

Des plaines, l’utilitaire s’est enfoncé dans les vallées et a gagné les habitations reculées où vivent des personnes âgées particulièrement isolées. L’occasion de prendre de leurs nouvelles et de discuter. « Je vais revenir te voir la semaine prochaine Antoinette », a glissé à l’une d’elles Alexia Weiss, présidente de l’association Les Cheveux blancs, qui était également du déplacement. Cette structure, qui suit 128 personnes, a entamé la remise de bons de 2 000 et de 3 000 francs aux personnes âgées pour contribuer à leurs emplettes dans une station- service.

Repassant au village, le minibus a fait escale devant le stand d’une mère de famille avec deux enfants à charge et qui vend miel, coques de téléphone et masques en bord de route. Puis le véhicule s’est arrêté devant chez Anita, qui a sa mère à charge à domicile.

Prenant la route pour Karembé, le minibus du CCAS a fini sa tournée matinale sur le terrain d’Adeline Granier, 32 ans. Patentée dans l’événementiel, elle maquille habituellement les enfants, mais n’a pas travaillé depuis deux mois. Enora et Darryl, ses enfants, ont accouru au son du moteur du véhicule.

Des enfants au champ

Adeline Granier et son conjoint sont restés sans activité durant un mois et demi. Leurs enfants ont aidé au champ et ont pêché.

 

« Ils n’ont pas eu école, mais ils ont fait le champ et ont été à la pêche avec leur papa », a témoigné la jeune femme, heureuse de recevoir un sac de vivres. « C’est bienvenu. Ici, nous sommes au groupe électrogène. Heureusement que nous avons un petit potager. Je n’ai pas travaillé durant le confinement et je reprends tout juste », a-t-elle rajouté. Après une suspension d’activité, son conjoint a repris le travail il y deux semaines. Adeline, quant à elle, vient de se voir proposer un poste d’institutrice remplaçante à l’école publique Charles-Mermoud, au village, jusqu’à la fin de l’année.

Constitués de denrées de première nécessité de la Croix-Rouge et de produits d’hygiène, des paniers alimentaires ont également été acheminés et remis dans sept autres communes.

 


Les autres communes desservies

Au total, quelque 160 paniers alimentaires ont été distribués. Outre Koumac, ils ont été remis dans les communes de Poum, Poya, Pouembout, Houaïlou, Kouaoua, Canala et Thio. À Nouméa, 100 repas ont été offerts aux riverains de Doniambo. La SLN a également servi 300 repas aux familles de leurs salariés endeuillées ou isolées suite à des cas positifs. En 2020, 810 paniers ont déjà été distribués par la SLN.

 


Une opération en partenariat

Achetés à Magéco, ces produits, d’une valeur de 820 000 francs, ont été stockés au dock de Montravel de la Croix-Rouge, qui s’est impliquée dans l’acheminement dans ses antennes de Brousse, avant la remise aux CCAS pour la distribution. La Banque alimentaire s’est, quant à elle, chargée de la préparation des repas servis aux riverains de Doniambo et de ceux des familles de salariés victimes du Covid-19.

 


Des kits sanitaires

Depuis le premier confinement, en mars 2020, la SLN a distribué du désinfectant de surface, du gel hydroalcoolique, des lingettes, des chiffons, des savons et des masques. Outre les mairies, ces produits ont été remis à des structures associatives, scolaires et coutumières sur la moitié des communes de la Grande Terre. Depuis le 6 septembre, 39 000 masques ont été distribués par l’industriel ainsi que 420 litres de désinfectant.

 


Valérie Tein-Bain, septième adjointe au maire de Koumac en charge de la santé et du social

Adjointe au maire depuis juillet 2020, Valérie Tein-Bain est également à la tête du CCAS de Koumac.

 

« Plus de demandes que d’ordinaire »

 

DNC : En quoi ces dons sont-ils une aide complémentaire pour le CCAS de Koumac ?
Valérie Tein-Bain : Dernièrement, il y a eu pas mal de demandes liées à la crise sanitaire. Dans beaucoup de familles, les parents ne travaillent plus et des anciens sont seuls et n’ont personne pour aller faire leurs courses. Cette aide est un vrai « plus » pour compléter notre démarche auprès des administrés. Alors que nous accompagnions une vingtaine de personnes l’année dernière à la même époque, nous suivons actuellement 35 à 40 familles. Comme la mairie est restée fermée un mois et demi au public, nous n’avons pas pu distribuer les bons alimentaires que nous délivrons en temps normal aux familles dans le besoin. La distribution de bons est en train de reprendre.

Quels sont les différents types de personnes qui sollicitent votre aide ?

Nous avons des personnes âgées, des personnes isolées, des mères seules avec des enfants et des parents qui sont en couple, mais dont l’un des deux a perdu son travail. Durant deux mois, nous avons dû tenir et organiser un vaccinodrome et donc nous n’avons pas vraiment pu aller voir nos gens. Nous l’avons fait entre deux permanences et avec les gestes barrière. Donc beaucoup d’anciens n’ont pu recevoir personne, ni se faire livrer un peu de viande ou de poisson.

 

Gédéon Richard (© G.R.)

 

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