Des hauts et des bas en 2020

L’Institut d’émission d’outre-mer a présenté les résultats de la situation économique en 2020. L’étude montre la fragilisation de l’économie calédonienne, même si elle a mieux résisté que ce qui était redouté. De nombreuses incertitudes demeurent cependant pour la suite.

Malgré les craintes, l’IEOM estime que l’impact de la crise sanitaire a été plutôt limité pour la Nouvelle-Calédonie en 2020. La situation Covid-Free a permis aux entreprises de poursuivre leurs activités en dehors de celles directement touchées comme les hôtels ou les compagnies aériennes. La crise a révélé que la structure économique était moins vulnérable que l’on pouvait le craindre, d’autant que la Nouvelle-Calédonie n’a pas dû faire face aux traumatismes liés aux décès qu’ont pu connaître certains territoires.

La confiance, qui est l’un des éléments clés d’une économie, a néanmoins fait le yo-yo tout au long de l’année. Après s’être effondrée avec le premier confinement, elle a su reprendre des couleurs sur le reste de l’année, en particulier grâce aux mesures de soutien mises en place par l’État et les collectivités. Cette confiance est mesurée par l’indicateur du climat des affaires (ICA) de l’IEOM. Il recueille le sentiment des chefs d’entreprise sur la situation actuelle et leurs perspectives. De manière générale, l’impact économique est de l’ordre de 5 à 6 % du PIB.

Si l’année 2020 s’est révélée moins calamiteuse que prévu, toutes les craintes se reportent sur 2021. L’ICA pour le premier trimestre est actuellement en cours de calcul, mais il devrait être mauvais, du même ordre que celui de 2020 qui était le plus bas jamais enregistré depuis la création de l’indicateur. Si les entreprises et les Calédoniens ont tenu le coup pendant un an, le deuxième confinement a été vécu douloureusement par les chefs d’entreprise et les effets sur l’emploi sont pour le moins incertains. En 2020, près de 950 emplois ont été détruits. Et rien ne dit que la situation s’améliore. On peut toutefois noter une reprise de l’activité dans la mine et la métallurgie, mais à compter du deuxième trimestre 2021.

Une économie fragilisée qui a bien tenu

En dehors de la mine et la métallurgie, l’année 2020 a été marquée par l’endettement des entreprises, notamment avec le recours aux prêts garantis par l’État. Des prêts utiles à court terme, mais qui ont été consommés pour éviter les ruptures de trésorerie et non pas pour investir. Le fait que les entreprises soient désormais endettées limite leur potentiel de développement. On assiste au même phénomène au niveau des collectivités, en particulier de la Nouvelle-Calédonie dont les marges de manœuvre sont plus que réduites.

Les ménages avaient maintenu leur consommation en 2020, en dehors de l’épargne forcée lors du premier confinement, sans compter que les Calédoniens n’ont pas pu sortir et dépenser une partie de leurs revenus à l’étranger à l’occasion des vacances. Ils ont donc concentré leurs dépenses dans les biens d’équipement, les véhicules ou encore les travaux d’amélioration des logements, des dépenses que l’on ne réalise pas tous les ans, d’autant que les incertitudes sur l’avenir sont nombreuses incitant plutôt les ménages à épargner en cas de coup dur, qu’à dépenser sans penser au lendemain.

L’analyse est à retrouver dans son intégralité sur le site de l’IEOM (www.ieom.fr, rubrique : Nouvelle-Calédonie).

M.D.

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