Les prix de la cantine à la hausse dans le Grand Nouméa

Les prix de la restauration scolaire du primaire sont à la hausse dans le Grand Nouméa. Les factures ont globalement augmenté de près de 1 000 francs par mois. Un effort demandé aux familles qui a plusieurs explications.

L’alimentation de nos enfants est un sujet qui s’invite régulièrement dans les conversations des parents d’élèves. Et généralement, ce n’est pas pour en dire du bien. Cela a particulièrement été le cas en début d’année, suite au mouvement social chez Newrest, nouveau prestataire de la restauration scolaire dans le Grand Nouméa qui a racheté la Restauration française. Les problèmes de livraison des repas ont suscité la colère des parents.

Mais si les tarifs ont augmenté, ce n’est pas le fait du prestataire. L’augmentation du prix de près de 1 000 francs est bien le fait des communes au travers de leurs caisses des écoles. Depuis trois ans, les tarifs n’avaient pas augmenté. Cette révision s’explique notamment par une hausse des charges. « Les charges de personnel ont augmenté », avance Jean-Marie Ernandez, le directeur de la caisse des écoles de Nouméa, pour justifier en partie la hausse. Un argument commun à l’ensemble des communes du Grand Nouméa.

Charges de personnel et TGC

Une progression des charges de personnel qui creuse le déficit du service de la restauration scolaire. Sur les 900 francs d’un repas à Dumbéa, « le coût du prestataire représente environ la moitié », explique Roger Rollat, le directeur de la caisse des écoles de Dumbéa. Mais le coût réel ne correspond pourtant pas au prix payé par les parents. Si les parents payent 900 francs le repas, le coût réel est lui de 1 017 francs, soit un déficit de 117 francs sur chaque repas. Il en va de même pour chaque commune qui présente des déficits différents. À Nouméa par exemple, le déficit est plutôt de l’ordre de 400 à 500 francs.

Pour Roger Rollat, un autre élément explique également cette revalorisation du prix. Le 1er juillet, le service sera soumis à un taux de TGC de 6,5 % – sous réserve que les taux soient validés et que la TGC soit effectivement mise en œuvre. Mais déjà, depuis le début de l’année, la marche a blanc a vu l’instauration d’une TGC à 0,35 %. À terme, le surcoût devrait être de l’ordre d’une trentaine de francs par repas.

Et les communes ne s’y attendaient pas vraiment. Jusqu’à présent, elles étaient exonérées de TSS. Ce ne sera plus le cas avec la TGC, le gouvernement ayant refusé d’exonérer la restauration scolaire, estimant que la baisse de 2 % des tarifs imposés à Newrest à l’occasion du rachat de la Restauration française compenserait la TGC.


Des cantines essayent le 100 % local

Contrairement à la restauration scolaire dans le primaire, assurée par un unique prestataire avec peu de produits locaux, trois cantines pilotes à La Foa, Lifou et Houaïlou ont essayé les repas 100 % local. Des produits frais, sains et peu chers grâce à un achat en gros et le tout pour un repas revenant à 240 francs. Au total, près de 12 000 élèves de seize collèges, lycées et internats participeront à cette expérience. Newrest et la Direction diocésaine de l’enseignement catholique ont été approchés par le Pacific Foodlab qui porte ce projet de cantines à l’unisson. L’idée étant de proposer une alimentation de meilleure qualité, plus saine et équilibrée, mais aussi à meilleur marché et locale.

M.D.

©AFP

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