« J’ai pensé que cette élection serait un plus pour la Calédonie »

Gyna Moereo a été élue Miss Calédonie samedi dernier lors d’une grande soirée qui s’est tenue pour la première fois à l’Arène du Sud de Païta. Une élection qui, quelques jours après, a été entachée d’une polémique. Pour DNC, Miss Calédonie s’explique.

Après les strass, les paillettes et le champagne, place à la polémique. Lundi soir, lors d’une interview sur RRB, la nouvelle Miss a indiqué qu’elle ne participerait pas à l’élection de Miss France, mais à celle de Miss Earth (voir encadré), la première dauphine prenant sa place à l’élection de Miss France. Les réactions des Calédoniens, parfois vives, n’ont pas tardé. Les échanges sur les réseaux sociaux ont parlé de manipulation, de manigances voire de racisme, certaines publications d’internautes laissant entendre que Gyna Moereo, d’origine kanak, était trop typée et que le comité aurait préféré sa première dauphine, Julia Roquigny, pour se rendre à l’élection de Miss France.

Devant tant d’agitation, dès le lendemain, mardi, le comité Miss Calédonie confirmait que Gyna Moereo participerait bien à l’élection de Miss France.

Pour en savoir plus, nous avons demandé directement à la principale intéressée ce qu’il en était vraiment. L’occasion de revenir sur son élection, son quotidien et ses projets.

DNC : Que s’est-t-il vraiment passé concernant la décision d’aller à Miss Earth plutôt qu’à Miss France ? 

Gyna Moereo : Il s’agissait d’un choix purement personnel. Une fois l’élection terminée, le comité Miss Nouvelle-Calédonie, qui avait reçu l’invitation de Miss Earth, m’a demandé si j’étais intéressée sachant que je ne pouvais pas participer à Miss France, les deux élections étant trop rapprochées. Avec le soutien de mes proches, notamment ma maman, j’ai donc pris seule la décision de privilégier Miss Earth. J’ai pensé que cette élection, la troisième au niveau international, serait un plus pour la Calédonie et les Calédoniens. Une occasion de faire briller mon pays à l’échelle mondiale, parler de son environnement, de son patrimoine et de son histoire dans le but de promouvoir ses projets environnementaux.

DNC : Alors pourquoi ce revirement de position ?

Gyna Moereo : Après l’interview, les réactions n’ont pas tardé et se sont multipliées au fil des heures sur Facebook. On a tout lu, tout entendu. Les Calédoniens voulaient que je participe avant tout à l’élection de Miss France. Nous en avons parlé avec le comité et ma famille et nous avons donc pris la décision de privilégier l’élection de Miss France au détriment de Miss Earth. Ce sont les Calédoniens qui m’ont élue et je me dois de respecter leur choix.

DNC : Que retenez-vous de votre élection ?

Gyna Moereo : C’était fabuleux. La préparation du comité, qui a tout mis en œuvre pour cette grande soirée, et la bonne ambiance entre toutes les candidates ont permis d’en faire un véritable conte de fée. J’ai vécu ce grand moment à 100 à l’heure, de la sélection au couronnement. Le soir de l’élection, je n’ai pas trop eu le temps de stresser, de réfléchir, je me disais juste que si j’en étais arrivée là, il fallait maintenant gagner. Je n’ai réalisé mon couronnement que quelques heures plus tard. Mais rapidement, j’ai pris mon nouveau rôle à cœur, le comité ayant préparé chacune d’entres nous au titre et à ses obligations futures.

DNC : Quel est votre quotidien de nouvelle Miss ? 

Gyna Moereo : Depuis l’élection, je partage mon temps entre les shootings photos, les cocktails, les interviews et les invitations des différents partenaires du comité Miss Nouvelle-Calédonie. C’est une vie de princesse que l’on essaye de mener tambour battant. Je suis assez demandée, l’agenda est plein, alors j’essaie d’offrir du temps également à mes proches, ma famille.

DNC : Quels sont vos projets ?

Gyna Moereo : Je vais commencer la préparation à l’élection de Miss France d’ici peu. Coaching, mise en forme, culture générale, tout pour représenter au mieux mon pays. Je vais en parallèle continuer mes études de gestion administrative au lycée Escoffier et les rendez-vous que me fixe le comité Miss Calédonie dans le cadre des représentations. Je suis prête à tout mener de front, c’est ce que je voulais en me présentant au concours.

DNC : Vous êtes la première Miss Calédonie d’origine mélanésienne. Qu’est-ce que cela vous fait ?

Gyna Moereo : Je suis fière de cela,  pour mes proches, ma famille et mes origines. Des origines qui sont en partie mélanésiennes, mais qui sont aussi composées de toutes les couleurs de notre Calédonie. Aujourd’hui, je suis Miss pour moi, pour ma famille, pour les Calédoniens et pour mon pays. Et je ferai tout pour représenter au mieux la Calédonie que cela soit en métropole à l’élection de Miss France ou ailleurs.

DNC : Que diriez-vous aux jeunes femmes qui voudraient se présenter un jour à l’élection de Miss Calédonie, à celles qui n’osent pas, aux petites filles qui rêvent d’une couronne ?

Gyna Moereo : Qu’elles n’hésitent pas une seconde. C’est une aventure exceptionnelle, une magnifique expérience dans la vie de n’importe quelle jeune femme. Petite, j’étais très coquette et je rêvais de devenir un jour Miss Calédonie. C’est chose faite grâce à la volonté de ma famille qui m’a poussée à m’inscrire. Les gens du comité sont là pour vous rassurer, vous aiguiller et pour vous préparer au mieux. Tout passe très vite, il faut juste oser. Mais l’aventure en vaut la chandelle et pour moi, elle ne fait que commencer !

 

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Les explications d’Amandine Bui Duyet

La présidente du comité Miss Nouvelle-Calédonie au sujet de la participation de Miss Calédonie à Miss Earth « Sans rentrer dans une quelconque polémique qui viendrait s’ajouter à toutes les tensions que connaît la Calédonie actuellement, je tiens à indiquer que nous avons reçu cette invitation du comité Miss Earth avec enthousiasme. Cette participation était, à mon sens, une réelle opportunité, une ouverture pour la Calédonie moderne. L’élection de Miss Earth aura lieu le 5 décembre, celle de Miss France le 19 décembre, Gyna ne pouvait donc pas faire les deux élections et tenait à se rendre à Miss Earth. C’était son choix. Mais après réflexion et les nombreuses réactions du public, nous avons donc vu qu’il était préférable de changer de fusil d’épaule. Nous confirmons donc la participation Miss Calédonie, Gyna Moereo, à l’élection de Miss France en décembre prochain, à Lille. » Le comité qui se laisse le temps de savoir si la première dauphine, Julia Roquigny, répondra à l’invitation lancée pour Miss Earth.

 

 

 

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