Éco-responsabilité au phare Amédée

L’entreprise MaryD, gestionnaire de l’activité au phare Amédée, se veut être un exemple de conciliation entre développement économique, touristique et protection de la biodiversité.

Élue meilleure activité du territoire depuis six ans sur Trip Advisor et détentrice du prix Travellers’ Choice issu des commentaires des touristes pour 2018, la société poursuit un développement dynamique et réfléchi dans cette aire de gestion durable (AGDR).

Sensibilisation

Depuis un an, elle s’est dotée d’un nouveau bateau, le Mary D Seven, particulièrement stable et luxueux, pour un trajet des plus agréables. Les activités proposées sont nombreuses et les journées des visiteurs bien remplies. Avec 25 000 touristes par an, elle s’attelle également à limiter l’impact généré sur le milieu.

Les règles de bonne conduite et de respect de l’environnement sont rappelées à tous les visiteurs et des panneaux relatifs à la réglementation en vigueur sont là pour les renseigner dès leur arrivée. Les bénévoles de l’Aquarium des lagons sont quasiment de chaque sortie pour apporter des conseils et des explications aux touristes sur l’environnement marin et terrestre. Le nettoyage de l’îlot est aussi une « priorité perpétuelle ». Les poubelles sont nombreuses, le verre est envoyé au recyclage et l’aluminium sera bientôt trié.

La semaine dernière, l’îlot a par ailleurs accueilli le premier distributeur de crème solaire bio en libre-service du territoire. « L’impact environnemental des crèmes solaires sur la faune et la flore marine était devenu une réelle préoccupation pour nous », souligne Céline Helmy, cogérante du MaryD, qui a eu l’idée de faire appel à la société Swat, fournisseur de la marque EQ, crème organique fabriquée en France, pour monter un tel dispositif.

Toute l’année, les vacanciers pourront donc faire un geste responsable sur l’îlot en optant gratuitement pour ce produit aux filtres minéraux, « protecteur, stable dans l’eau et qui n’abîme ni le corps, ni les coraux ». Les partenaires rappellent que 14 000 litres de crèmes solaires sont déversés chaque année dans les mers et que ses composants sont la troisième source en cause dans le blanchissement des coraux après le réchauffement climatique et la pollution.

La crème est financée par le MaryD. Les visiteurs sont avertis de ce dispositif depuis le bateau. L’idée est d’une part de limiter les dégâts sur l’environnement et la peau et de sensibiliser les touristes à la fragilité des écosystèmes.

De tels distributeurs gratuits de crème bio existent déjà en Australie, en Métropole, au Japon ou aux États-Unis. Mais c’est le premier en Nouvelle- Calédonie. Des discussions sont menées sur d’autres sites touristiques, notamment à Deva et à l’île des Pins.

Révision du plan de gestion des îlots

Si l’impact des touristes et des bateaux n’est pas anodin, au MaryD on est persuadé que toutes ces actions mises bout à bout peuvent faire la différence. Elles s’inscrivent parfaitement dans l’esprit du travail effectué actuellement à l’échelle de la province Sud, pour la révision du plan de gestion environnemental des îlots fréquentés du Grand Nouméa. Les discussions sont en cours avec le secteur touristique, les organismes scientifiques et environnementaux pour trouver un juste équilibre entre l’activité économique et l’avenir de la biodiversité du lagon.

C.M.

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