Arrivée des premiers bateaux de l’Armement du Nord

L’Armement du Nord a récemment reçu ses trois premiers bateaux, inaugurés le vendredi 28 juin. Cet investissement, qui vise à relancer la pêche dans le Nord, est le fruit d’un partenariat entre la société d’économie mixte Nord Avenir et la société privée Amsud (Pescana) qui détient 60 % du capital. Il s’agit d’un investissement particulièrement important de 800 millions de francs qui a bénéficié de la défiscalisation nationale et locale pour plus de 400 millions. Les bateaux ont été construits aux Sables- d’Olonne, en Vendée, par le chantier naval Ocea.

L’Armement du Nord prend le relais des Pêcheries du Nord qui avaient été créées en 2000 par des privés, mais rapidement rencontré des difficultés. La province Nord, via sa société d’économie mixte, avait dû entrer au capital en 2004 alors que la société déposait le bilan. À l’époque, les volumes pêchés étaient trop faibles pour assurer la pérennité de l’entreprise, sans compter des erreurs organisationnelles et le refus de la province des Îles d’utiliser l’atelier de transformation, la PIL préférant construire son propre atelier. Malgré une prise de participation de 80 % du capital et une importante réorganisation des activités (pêche et transformation avaient été dissociées), la société avait dû fermer ses portes en 2012. Ne restaient que deux palangriers, basés à Pandop et exploités par la société Baby Blue, une filiale à 100 % de Nord Avenir.

En 2015, un premier rapprochement avec Pescana prévoyait l’écoulement et la transformation des poissons pêchés par Baby Blue. C’est ce partenariat jugé fructueux qui a encouragé Nord Avenir et Pescana à concrétiser l’Armement du Nord (ADN). En comptant les deux palangriers de Baby Blue, qui resteront toutefois indépendants de l’ADN, les cinq palangriers de la flotte devraient pouvoir fournir aux ateliers de transformation de Nouméa près de 1 000 tonnes de thon par an, de quoi atteindre une taille critique permettant de répondre à la demande locale et envisager des exportations. De nombreux contacts avec des groupes européens ont été pris ces deux dernières années, une occasion d’expédier des premières cargaisons.

Les trois nouveaux bateaux, entièrement en aluminium, devraient permettre de réduire la consommation de carburant et donc les coûts de production. Selon le chantier naval, les gains sont de l’ordre de 30 à 40 % par rapport à un bateau en acier classique. La maintenance est également très réduite. Toujours selon le chantier naval, les économies en la matière seraient de l’ordre de deux millions de francs par an. Les bateaux seront basés à Koumac après des aménagements du port de Pandop qui ont toutefois pris du retard. Cette position, plus proche des zones de pêche, permettra de gagner deux jours de mer par rapport aux bateaux basés à Nouméa. En attendant la fin des travaux du port de Koumac, les unités sont stationnées à Nouville. L’opération devrait permettre la création d’une vingtaine d’emplois.

M.D.

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