Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

L’année 2020 ne nous a pas épargnés. Mais il y a fort à parier que le sort nous réserve encore bien des surprises. On en rirait presque, si la situation n’était pas aussi dramatique.
Le mouvement contre la cession de l’usine du Sud à Trafigura/Prony Resources et la gestion des discussions sur cette affaire nous a menés droit dans le mur. Vale a annoncé la mise au chômage partiel de la quasi- totalité de ses salariés, soit 1 300 personnes. La SLN, victime collatérale de ce conflit, est dans une situation critique avec le blocage de ses centres miniers, et là encore, de probables répercussions catastrophiques pour les salariés, les sous-traitants et la Nouvelle-Calédonie. 217 salariés sont déja au chômage partiel.
Les indépendantistes, sûrs de leur combat – et de la marge qui leur est offerte – ne semblent pas s’émouvoir de cette situation et du risque encouru pour le territoire.
Sébastien Lecornu s’est dit prêt à discuter d’une implication plus forte de l’État dans l’usine (une entrée au capital), à condition du retour des indépendantistes à la table des discussions, et surtout d’une clause résolutoire liée à l’avenir institutionnel. En cas d’indépendance, l’État se désengagerait de l’usine du Sud. On imagine mal cette stratégie mener à un compromis, mais nous attendons d’en savoir plus.
Néanmoins, globalement le sentiment est donné que personne n’est vraiment à même de régler cette situation ou de nous garantir cet « état de droit » sur lequel le ministre a insisté. Pire, depuis trois mois, la situation ne cesse de se dégrader. Et alors que la Calédonie est dans une situation budgétaire épouvantable, on ne voit pas non plus un branle-bas de combat de ceux qui sont censés nous représenter. Il n’y a décidément vraiment rien de rassurant dans ce bourbier minier et cette léthargie générale.

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