Vers une ouverture temporaire des réserves métallurgiques à l’exportation

Afin de préserver ses ressources à fort potentiel, Tiébaghi avait été inscrite comme réserve géographique métallurgique, dans le cadre du code minier de la Nouvelle-Calédonie, en 2010.(Photo by Julien Thomazo / Photononstop via AFP)

Les membres du gouvernement ont examiné, mercredi 18 février, un avant-projet de loi du pays visant à ouvrir à l’exportation, pour une période temporaire, les trois réserves métallurgiques de Koniambo, Tiébaghi et du sud « latéritique ». Une façon de faire face aux difficultés rencontrées par les usines métallurgiques et de soutenir les acteurs locaux.

Afin d’être autorisés à exporter du minerai, les opérateurs devront respecter deux conditions, souligne Christopher Gygès, porte-parole du gouvernement : d’abord, leur demande devra être effectuée « dans un cadre de redressement de leur activité économique », en montrant que « l’exportation de ces zones permet le redressement et le maintien de l’emploi ».

Deuxième condition, que le minerai exporté soit du minerai de très basse teneur, non traité localement, « qui a pu autrefois être considéré comme du déchet, mais qui aujourd’hui est traitable dans un certain nombre d’usines à l’extérieur ». Celui-ci devra être exporté majoritairement en Chine. Les autorisations pourront être délivrées pour une durée maximale de dix ans, renouvelable par période de cinq ans. Le texte a été voté à la majorité, avec une abstention de Calédonie ensemble.