Vers une filière de masques

Pour se prémunir d’une épidémie de Covid-19, le gouvernement en partenariat avec la CCI, la CMA et la Finc travaillent à la structuration d’une filière locale de production de masques en tissu. Suite à un appel d’offres pour une commande de 10 000 masques, le groupement d’entreprises Tee Print et Vetral a été sélectionné.

Les produits se répartissent en deux groupes : les masques de catégorie 1, en coton renforcé, sont destinés à l’usage des professionnels en contact avec le public. Les masques de catégorie 2 sont destinés au grand public. Ils doivent répondre à un protocole de fabrication élaboré par la Dass et répondre à la norme Afnor SPEC S76-001. La chaîne de production sera répartie entre les industriels (réalisation des kits prédécoupés, contrôle, conditionnement), les artisans couturiers (réalisation) et un laboratoire (contrôle de conformité).

Le prix public d’un masque produit localement devrait être d’environ 700 francs. Le produit sera exonéré de TGC. Une production de 50 000 masques par mois serait envisageable, selon le gouvernement.
Les besoins de la population seraient, dans un premier temps, selon les estimations de la Dass, de 1,5 million de masques à raison de six masques par personne (garantis pour 5 lavages minimum). Il faudrait donc dix mois pour produire la quantité souhaitée si ce rythme est confirmé. Par conséquent, l’importation de masques reste nécessaire.

Dans un communiqué, la fédération des professionnels libéraux de santé a demandé, la semaine dernière, aux autorités de préparer le territoire à « vivre avec le virus » et d’élaborer un plan santé incluant les pandémies. La mesure principale reste, selon la FPLS, l’obligation du port du masque dans les lieux publics.

C.M.

 

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