Le grand chef du Wetr, Sihaze Jean-Baptiste Ukeinesödi, a démenti avoir autorisé une nouvelle fermeture de l’aérodrome de Wanaham à compter du 1er septembre, annonce faite il y a quelques jours par le comité de coordination Ne Drehu. Dans un communiqué publié le 24 août, il affirme que le site « est ouvert et restera bel et bien ouvert » et rappelle que « tout barrage, blocage ou action visant à empêcher l’accès ou le fonctionnement de l’aérodrome de Wanaham », sans son autorisation, est « strictement interdit ».
Contacté, le président du comité de coordination, Guillaume Waminya, a maintenu sa décision de bloquer l’aérodrome à partir de la date prévue. La rencontre avec le président du gouvernement, Milakulo Tukumuli, début août, ne l’a pas convaincu. « Il veut travailler avec nous sur un schéma global des transports. Nous sommes d’accord, à condition que les avions retournent dans l’immédiat sur Magenta. Lui veut qu’ils continuent à se poser sur Tontouta, ce qui ne nous convient pas du tout », explique-t-il.
Le député Nicolas Metzdorf a appelé l’État à garantir la libre circulation des personnes et des biens entre les îles et la Grande Terre. En réponse, le haut-commissaire, Jacques Billant, a affirmé qu’en vertu de l’accord signé le 26 juin entre le gouvernement et la grande chefferie du Wetr, l’État « s’attachera à préserver l’accès aux aérodromes, l’exploitation normale des vols et la sécurité ». En cas de non-respect de cet accord, il « fera valoir sa compétence en matière de sûreté et de sécurité aéroportuaire et aérienne » et signalera toute entrave à la circulation au procureur de la République.

