[ÉDITO] Une validation attendue

Loin des ors de l’Élysée et du poids des instances nationales, les équipes de négociation du projet d’accord de Bougival se confrontent à leurs bases. Comme préssenti, l’Union calédonienne, et par extension le nouveau FLNKS, est probablement le mouvement le plus chahuté, traversé par des courants divers, dont certains ne se retrouvent absolument pas dans le document qui a été signé. Mais les difficultés ne leur appartiennent pas et de nombreux Calédoniens questionnent ce compromis, cherchant réponses et éclaircissements. D’autant que le projet, il est vrai, n’est pas abouti. L’ensemble des équipes promettent de rester vigilantes sur les déclinaisons qui seront apportées dans les différentes lois.
Même si chacun garde une saine distance en attendant que tout le monde atterrisse, les évolutions sont scrutées de très près. Les Calédoniens attendent des perspectives, de meilleures conditions de vie. Le monde économique est suspendu à ces décisions pour la relance, le nickel pour la reprise des usines. Le gouvernement attend le déblocage des fonds de l’État.
Et si l’on regarde plus largement, l’outre-mer s’interroge de savoir comment la Nouvelle-Calédonie va évoluer, car un nouveau statut pour l’un de ses territoires n’est jamais anodin. En Métropole, les élus nationaux scrutent également le Caillou, sachant qu’ils devront, à un moment, se prononcer. Enfin, les décisions des prochaines semaines auront forcément une influence sur la crédibilité de Manuel Valls et d’Emmanuel Macron. C’est dire que nos chers élus sont attendus.