Une saison 2022 « riche » au château Hagen

Spectacles, ateliers, visites botaniques, expositions : après deux années difficiles, le château Hagen lance sa septième saison culturelle. Un programme varié et gratuit qui s’adresse à « tous les publics » afin de rendre « la culture accessible ».

♦ Retour à la « normale »

« Le château Hagen est un joyau patrimonial à mettre à la disposition de tous », déclare Gil Brial. Le 2e vice-président de la province Sud, qui a présenté la saison le vendredi 25 mars, tient à préserver la « perle » des équipements de la collectivité malgré les contraintes budgétaires.

Il faut dire qu’en année normale, la bâtisse et ses jardins reçoivent environ 40 000 personnes contre 20 000 en 2020 et 11 000 en 2021, crise sanitaire oblige. « C’est un des lieux les plus fréquentés et on est contents de lancer une saison qui devrait permettre de retrouver une fréquentation habituelle. »

♦ Ouvert à tous

La volonté est d’ouvrir le bâtiment historique à tous les artistes et tous les publics. Pour ce faire, 26 évènements sont planifiés cette année. « C’est une saison riche qui propose un mélange des arts pour rendre la culture accessible. L’objectif est d’en faire un outil de démocratisation », souligne Gil Brial.

La structure accueille autant des professionnels confirmés que des débutants. « On aime être un tremplin pour les jeunes », indique Christophe Bouton, le directeur.

Côté visites, des créneaux sont dédiés aux malvoyants et malentendants. Enfin, dans le cadre du budget participatif, une rampe pour les personnes à mobilité réduite va être aménagée afin de faciliter l’accès au bâtiment.

♦ Expositions

À voir en ce moment, Dans l’atelier : portraits d’artistes, portée par les photographes Claude Beaudemoulin et Xavier Berton, résultat de trois ans de travail au plus près du processus de création, les artistes étant photographiés dans leur atelier. 28 grands formats sont à découvrir dans le parc et 15 sur des panneaux publicitaires en ville, dans l’idée de diffuser dans des lieux inhabituels au plus proche de la population.

À suivre également, à partir de fin août, la présentation de la collection de William Coste, 650 objets et œuvres d’art. « Ce fonds remarquable, dont la valeur est estimée à 200 millions de francs, est le résultat de 40 ans de collecte à travers le monde, raconte Christophe Bouton. C’est toute une symbolique que ces objets d’art kanak rares soit présentés au sein de cet emblème d’architecture coloniale. »

♦ Danse, théâtre, musique et jeune public

Dix représentations sont à l’agenda. La première a lancé la saison le dernier week-end de mars avec un spectacle de danse Histoires de… par le collectif Nyian. La programmation, éclectique, se poursuit avec, entre autres, deux animations jeune public (La sorcière Ratatouille de la compagnie Les Kidams et En faim de contes par Troc’en jambes), des concerts (jazz avec un hommage à Cole Porter et cultures urbaines avec New Cal Fusion), du théâtre (avec les pièces Huit femmes par la compagnie de l’Archipel et Maîtres ou valets par Nez à Nez), ou encore de la danse et une comédie musicale de Nivane.

♦ Ateliers et visites botaniques

Les neuf ateliers artistiques sont de retour avec la même formule, organisés chaque dernier samedi du mois principalement à destination des enfants et de leur famille, autour du dessin, des contes, de l’aquarelle ou du slam et des cultures urbaines.

En revanche, les visites botaniques changent de visage. « Avant, on en animait tous les deux mois, mais il y a eu une baisse d’activité, donc on a voulu moderniser et renouveler le concept. » Désormais, quatre dates permettent de se promener dans le parc où se trouvent des jardins ornemental et vivriers, au milieu de 136 espèces végétales différentes dont 25 % sont endémiques.

 


350

Le château Hagen a construit sa saison en lançant un appel à projets auprès de 350 artistes. La sélection repose sur plusieurs critères dont le principal est l’aspect contemporain. La « pertinence du propos » et « la thématique » sont également évaluées, précise Christophe Bouton.

 


La phrase

Gilles Brial

« On a voulu préserver la culture »

« On est confrontés à une baisse budgétaire globale, mais on a voulu préserver les acteurs de la jeunesse et de la culture. On a préféré lever le pied sur le centre Tjibaou et la bibliothèque Bernheim afin de privilégier les actions décentralisées et se recentrer sur ce qui est de notre compétence. Les compagnies ont besoin de soutien pour maintenir leur action de création, donc on fonctionne davantage avec des appels à projets. On réfléchit également à organiser les événements qui coûtent cher tous les deux ans et non plus chaque année. »

 

Anne-Claire Pophillat (© A.-C.P.)

 

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