62 660 élèves ont été appelés le 17 février à retrouver le chemin de l’école. « Une rentrée qui a été particulièrement complexe à prépa- rer », selon le vice-recteur Didier Vin-Datiche, qui a souligné qu’il y a eu « mille sorties du territoire, c’est-à-dire des élèves qui aujourd’hui ne sont plus dans nos bases parce qu’ils sont inscrits dans d’autres établissements de la Métropole ou d’ailleurs ».
À quelques exceptions près, une grande majorité d’enfants ont retrouvé leur établissement dans les trois provinces. Ponérihouen et Canala ont décidé de reporter la rentrée après les épisodes pluvieux qui ont touché la côte Est.
La province Sud a quant à elle été marquée par la question des affectations. Le collectif Urgence sociale et l’Union des groupements de parents d’élèves se sont regroupés, en effectif réduit en raison de l’interdiction de manifester, devant le haut-commissariat le 13 février pour dénoncer les difficultés suite au durcissement des conditions d’accès aux aides et aux établissements dans le sud. « Nous avons une soixantaine de noms pour des problèmes d’inscriptions au primaire et en maternelle », liste Jean-France Toutikian, secrétaire de l’UGPE. Un chiffre contesté par le deuxième vice-président de la province Sud. « Il n’y a qu’une quinzaine de cas qui n’ont pas d’inscription aujourd’hui », affirme Gil Brial tout en soulignant que « 35 % des demandes ont été réalisées hors délai ».
Le transport reste encore un point épineux. Dans l’agglomération nouméenne, le réseau Tanéo a repris sur huit lignes, « pas le service optimal, mais c’est un service minimum », estime Isabelle Champmoreau. Pour le trans- port des internes dans le nord, la Nouvelle- Calédonie « prend le relais pendant cinq mois le temps de pouvoir se réorganiser », confirme la membre du gouvernement en charge de l’enseignement.
Une rentrée avec de nouveaux écueils
(© F.D.) 
