Scal’air a livré son rapport annuel 2024, mardi 8 juillet. Une année « atypique », marquée par plusieurs évènements, dont la fermeture de l’usine KNS, qui a fait perdre un réseau de surveillance par les émeutes de mai 2024 avec un « impact très fort sur la qualité de l’air » ou encore la réduction d’activité de la SLN, facteur d’influence sur les données.
Au total, l’association a relevé 21 dépassements du seuil de pollution entre mi-mai et début juin 2024. « Tous sont dus à des feux d’incendie », informe Manina Tehei, directrice de la structure aux côtés de la présidente Nina Julié. Ils ont principalement été observés à la Vallée-Du-Tir, Montravel, Logicoop, Nouville et N’Du. En parallèle, dans le cadre d’une étude préliminaire, pas moins de 14 métaux ont été prélevés, dont de l’arsenic, du medium, du plomb, des dioxines et du furane, du zinc, du cuivre, du chrome et du cobalt, dans des concentrations « deux à dix fois supérieures » à ce qui est habituellement observé.
Malgré des difficultés d’accès à l’incinérateur de déchets de Numbo durant la période des émeutes, Scal’air a pu mettre en pratique sa première année de suivi. Elle relève des niveaux de pollution « conformes aux normes ».
Demandée par le port autonome en 2023, une étude mesurant la pollution atmosphérique relative aux activités portuaires a pu être finalisée. Elle met en évidence des concentrations moyennes en particules fines et de plomb « plus élevées que sur l’ensemble de notre réseau de Nouméa », ainsi que des sources de pollution liées aux levage, transport de marchandises, etc.

