Une crise en chasse une autre

Si la vie a repris son cours en Nouvelle-Calédonie, on continue de manière logique en tant que territoire relativement épargné par le Covid-19 de se préoccuper des rapatriements, de l’inévitable continuité territoriale et dans le futur, de l’ouverture progressive des frontières, sachant qu’elles constituent le seul point d’entrée du virus.

Les autorités semblent vouloir continuer sur le régime des quatorzaines dans les hôtels, un système onéreux, mais le plus sécurisé. Cette semaine, les parlementaires ont fait état de failles juridiques dans la prorogation de l’état d’urgence sanitaire national, qui pourrait, si elle n’était pas modifiée pour l’outre-mer, apporter quelques changements au régime de la quarantaine, notamment dans sa durée au-delà de 14 jours, son lieu ou encore la provenance des voyageurs concernés. Il est important de nous faire entendre si nous souhaitons conserver le régime actuel, au moins pour un temps.

En parallèle, le territoire doit faire face à une crise économique sans précédent. Comment alors sauver ce qui dépend essentiellement de nos échanges avec l’extérieur, à commencer par le tourisme et l’aérien, secteurs sur lesquels nous nous penchons cette semaine. Des mesures ont été prises pour rebooster le tourisme local et c’est très bien, mais on sait que de nombreuses structures et notre compagnie internationale ne survivront pas à un isolement prolongé. Aircalin prévoit une perte de 80 % de son chiffre d’affaires, la réduction de 20 % de sa masse salariale, pas de reprise de l’activité commerciale avant la fin de l’année et un retour à la normale vers 2024… C’est dire l’ampleur du désastre.

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