Un rapport sur l’avenir du nickel

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Les conclusions pointent le manque de rentabilité des trois usines, la dépendance aux subventions de l’État et la nécessité de « transformations profondes » pour tirer le secteur du nickel de son marasme.

L’inspection générale des finances et le Conseil général de l’économie ont fourni un rapport sur l’avenir de l’industrie calédonienne. C’était une demande du gouvernement national remontant au 30 novembre dernier.

Le document vise à « établir un diagnostic de la filière, afin d’éclairer l’Etat et l’ensemble des parties prenantes quant à la situation et aux choix possibles pour assurer l’avenir du secteur », souligne le gouvernement dans un communiqué. Il pointe les « défis considérables » des industriels pour tenter d’être compétitifs face à la concurrence mondiale. Selon le rapport, la fermeture de certaines usines « paraît inévitable » sans nouveau soutien public.

GROUPE DE TRAVAIL

Il préconise notamment d’orienter la production vers les batteries de véhicules électriques ou encore d’entamer une décarbonisation de leur énergie. Le document évoque aussi une réforme des règles de contrôle des exportations et des réserves géographiques métallurgiques qui profitent aujourd’hui aux trois sites locaux.

Toutes ces conclusions devraient servir au groupe de travail nickel. Le rapport est entièrement disponible sur le site du haut-commissariat de la République.

Brice Bacquet