Un idéal, mais sans projet ?

La question de l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie reste dans tous les esprits même si la période électorale est consacrée aux municipales.
Un mouvement indépendantiste s’est ainsi mobilisé la semaine dernière devant les grilles du haut-commissariat. Il demandait à l’État de communiquer au plus vite des précisions sur ce qu’il ferait en cas de victoire du « oui » au prochain référendum. Une requête qui avait déjà été formulée par différents partenaires indépendantistes.

Les questions concernent généralement la période de transition, le maintien, durant cette période, des compétences régaliennes ou la possibilité ou non d’obtenir la double nationalité…
Sur les réseaux sociaux, sans surprise, cette réclamation n’a pas été très bien accueillie. Beaucoup ont rappelé que l’indépendance équivaudrait logiquement… au départ de la France ! Et que vouloir s’émanciper équivaudrait à apprendre à se débrouiller tout seul ! Les indépendantistes ont renchéri en expliquant que cette position, celle de la « droite locale » disent-ils, n’était pas forcément la position de l’État. On l’entend.

Mais cette démarche est surtout inquiétante en ce qu’elle montre du degré de préparation des indépendantistes à l’indépendance. On reproche systématiquement à l’État de ne pas se positionner. Il se positionne à sa manière en nous laissant le choix. N’est-ce pas, en effet, aux leaders locaux de déterminer leur solution ? De proposer, à l’occasion des référendums, des projets concrets sur lesquels les citoyens pourraient se prononcer en toute connaissance de cause ? En toute logique, après trente ans et à l’aube du deuxième référendum, un plan solide devrait être ficelé.

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