Un confinement de haut niveau pour les Cagous

En ces temps de confinement, les sportifs calédoniens, même au plus haut niveau, sont contraints d’adapter leurs entraînements. Avec plus ou moins de facilité.

Quand on vit du sport, le télétravail n’est pas évident. Et même si pour certains, comme Lara Grangeon, Bassa Mawem et Thomas Goyard, la pression d’une préparation dégradée en vue des Jeux est levée avec le report de l’événement d’un an, le travail continue, toujours aussi sérieusement.

Pour Lara Grangeon, il est un peu plus léger. « Je peux prendre un peu plus de temps le matin pour mon petit déjeuner, puis pour du yoga et du travail de respiration, explique la nageuse, confinée dans son appartement à Rouen. Mais je suis bien suivie par mon entraîneur et la Fédération, j’ai des programmes pour garder la forme en attendant de retrouver les bassins. Cela représente environ quatre heures de travail par jour. »

Aménagements

Un travail de préparation physique un peu plus compliqué pour Thomas Goyard. Au début de la période de confinement en Métropole, il avait décidé de rester en Nouvelle-Calédonie en famille. Mais le voilà désormais confiné sur un bateau. « Je me suis aménagé un espace sur le pont, sourit le windsurfeur. C’est sûr que la navigation me manque, mais on n’a pas le choix, il ne reste que le travail physique. »

Alors qu’il était en course pour une qualification aux Jeux paralympiques en athlétisme fauteuil, Nicolas Brignone, lui, veut voir le bon côté des choses. « Déjà, j’ai une nouvelle salle de travail. J’avais une pièce que je n’utilisais pas, car elle était inaccessible pour moi. On a installé une rampe et un home-trainer pour le handbike et mon fauteuil. »

Il peut aussi travailler sa technique. « Contrairement à la piste, il n’y a pas de résistance quand on roule sur un home-trainer, explique-t-il. Donc on fait bien plus de mouvements. Je pense que c’est une bonne chose pour les automatismes. Maintenant, l’enjeu sera de voir comment se passera le retour dehors, où il faudra remettre de la force. »

Garder le sourire

Et puis c’est aussi l’occasion de prendre du temps pour soi, même au haut niveau. « Je fais pas mal de cuisine pour garder le moral », s’amuse Lara Grangeon. « Il y a toujours du positif pour qui veut bien le voir », estime pour sa part Thomas Goyard.

Pour Nicolas Brignone, l’important, c’est aussi de garder sa bonne humeur. L’athlète s’est amusé à se mettre en scène dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Il y apparaît en triple : sur son handbike, son fauteuil et entre les deux, comme coach, qui dirige ses clones. « L’idée, c’était de montrer que le travail continue, mais sans pour autant perdre de la légèreté. Il faut garder un peu d’humour. » Pour que le temps passe plus vite.


La salle de sport à la maison

Alors que les salles de sport ont fermé leurs portes, elles s’adaptent au profit de leur adhérants. Et c’est Facebook qui s’avère être la plateforme idéale pour les cours, mais en vidéo. Ainsi, chaque jour, Form+ propose des circuits filmés à ses abonnés. Même chose pour Fitness Park qui, en plus, réalise des cours en direct. Dans les deux cas, ces salles de sport se sont engagées à ne pas faire payer leurs adhérents durant la période de confinement. Mais elles continuent à les faire suer avec des cours adaptés pour la maison, comme des exercices avec des packs d’eau ou du poids de corps.

A.B.

 ©Nicolas Brignone 

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