Un Comité des signataires sur le nickel ?

Les Républicains ont tenu à revenir sur le débat qui s’est tenu au Congrès. S’il a débouché sur l’ouverture des exportations de minerais vers la Chine et l’augmentation vers le Japon, les questions de fonds du nickel sont loin d’être réglées. Les responsables du groupe politique appellent à l’organisation d’un Comité des signataires dédié à cette question cruciale, aussi bien du point de vue économique qu’institutionnel.

Une semaine après le débat au Congrès sur le nickel, la tension est retombée. Du moins tant que le gouvernement reste dans les clous des décisions prises par l’assemblée du boulevard Vauban. « Calédonie ensemble a demandé ce débat. Nous demandons maintenant à ce que les décisions votées à la majorité soient respectées et le haut-commissaire doit en être le garant », insiste Grégoire Bernut, du groupe les Républicains au Congrès. Mais au-delà des décisions, ce sont bien deux modèles qui se sont opposés. « Nous nous sommes rendu compte qu’ils (les groupes politiques opposés aux exportations vers la Chine) ne défendaient qu’une entreprise, explique à son tour Isabelle Lafleur, Nous défendons une société plus libérale qui permet à la collectivité de ne pas supporter les pertes des entreprises. » « Il faut maintenant aborder les véritables questions de fond », poursuit Grégoire Bernut qui estime nécessaire de dépasser la simple question des exportations.

La commission du Congrès bientôt au travail

Le travail commencera très prochainement, le 12 novembre, avec la réunion de la commission de la réglementation économique et fiscale du Congrès. S’il était question d’approfondir l’état des différents opérateurs, l’actualité pourrait bien s’inviter à la commission et notamment la décision d’Eramet de remettre à plus tard le chantier de la centrale C. Comme le souligne Grégoire Bernut, qui est également président de cette commission, les sujets brûlants ne manquent pas, à commencer par les situations préoccupantes de KNS et Vale qui perdront encore cette année près de 30 milliards de francs chacun. « On sait que rien ne se règle par le conflit, lance Sonia Backès. Aujourd’hui, il n’y a pas de consensus et l’on était plus ou moins dans la même situation avec le corps électoral. Nous souhaitons qu’un Comité des signataires soit organisé sur ce thème afin de nous permettre de trouver un modèle consensuel dans lequel chacun a sa place. » Un comité qui pourrait intervenir vers la mi-2016. Pour les élus Républicains, le débat doit désormais être transparent pour permettre à tout le monde d’avancer en particulier sur des questions cruciales telles que la stratégie nickel ou l’instauration du fonds souverain.

Texte et photo M.D 

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