La conférence Galliéni de la santé a débuté mercredi 27 mai, à la mairie de Nouméa. Durant trois jours – jusqu’au vendredi 29 mai – le gouvernement et les acteurs du secteur vont réfléchir et débattre afin de « réajuster le système de santé et les mesures préconisées par le plan Do Kamo (2018) », explique Claude Gambey, membre du gouvernement en charge de la santé.
Les discussions s’opèrent autour de trois thématiques : l’attractivité, la gouvernance et la soutenabilité. Le premier atelier fait référence à l’attractivité externe, mais également interne, car « les personnels de santé calédoniens, [qui] ont vécu à la fois le Covid, la raréfaction des recettes fiscales, les émeutes […], méritent la reconnaissance des collectivités pour le travail qui a été accompli », a souligné Christopher Gygès, membre du gouvernement en charge de l’économie et des finances.
La deuxième thématique interroge sur la gestion des besoins en soins. Là-dessus, « n’ayons pas peur de parler de spécialisation entre les différents centres de soins. Peut-être que le Médipôle peut se spécialiser sur certaines tâches, la clinique [Magnin] sur d’autres. Si tout cela est réalisé en concertation, je suis convaincu que cela offrira de meilleurs soins et souvent un meilleur coût ».
Enfin, la soutenabilité appelle à une rationalisation des dépenses. « Ce n’est pas un gros mot de dire qu’on peut faire des économies. La Nouvelle-Calédonie a souvent été dispendieuse dans ses dépenses. Nous avons voté des lois qui ont eu des conséquences sur le système de santé ».

