Thomas Goyard, vice-champion olympique de retour sur la caillou

Il est de retour au pays après son exploit olympique. Médaillé d’argent en RS:X lors des Jeux de Tokyo, Thomas Goyard entame quelques jours de vacances avant de se tourner vers les Jeux de Paris, en 2024.

DNC : Maintenant que vous avez un peu plus de recul sur les JO, que représente cette médaille olympique pour vous ?

Thomas Goyard : Encore maintenant c’est bizarre de me dire que je suis médaillé d’argent aux Jeux olympiques. Je ne sais pas si, un jour, je me sentirai vice-champion olympique. Parce que pour moi, ça a une connotation tellement forte, un truc un peu inaccessible. Me dire que c’est moi, c’est encore difficile. Mais malgré tout, cette médaille olympique, c’est la récompense de vingt années de windsurf. Je me suis beaucoup investi, j’y ai mis du cœur, de la rigueur et de la persévérance. Donc c’est un beau symbole.

Au-delà de votre résultat, qu’est-ce qui vous aura marqué le plus lors de ces Jeux ?

L’extrême rigueur qu’il a fallu avoir pour ne pas tomber dans les petits pièges qui existent aux Jeux olympiques. Les règles en plus, les histoires de jauge sur le matériel, le contexte. On prend aussi plus de marge pour ne jamais être en retard ou pour être dans les clous. Tu blindes tout ce que tu peux pour éviter les mauvaises surprises.  Il faut dire qu’il y a bien plus d’enjeux par rapport à un Mondial. Rater les JO pour une erreur bête, je pense que je m’en serais voulu toute ma vie. Mais comme je suis quelqu’un d’assez carré, cela n’a pas été si contraignant.

Quelle est la suite pour vous désormais ? Vous êtes déjà tourné vers Paris-2024 et la nouvelle planche à voile iQFoil ?

Oui, je suis déjà en mode Paris-2024. Là, je suis en train de mettre en place mes programmes de prise de masse. Je suis en contact avec mon préparateur physique pour optimiser tout ça et commencer dès mon retour en Métropole (mi-septembre, NDLR). Je suis aussi en train de prendre des contacts pour récupérer du matériel ou de calculer mes plannings. C’est clairement parti !

Vous pensez déjà avoir du retard ?

Oui, j’ai du retard, c’est sûr. J’ai travaillé sur la RS:X en vue des Jeux de Tokyo quand d’autres se préparaient déjà à l’iQFoil et à Paris. Mais je l’appréhende assez bien, parce que j’ai acquis, avec cette expérience olympique, une sacrée méthode de travail et la capacité d’encaisser de grosses charges d’entraînement. J’ai aussi un peu plus de recul sur moi, je me connais mieux. Donc je suis assez confiant sur le fait que ce retard va être comblé. Mais je ne peux pas dire que ça va se faire au talent, il va falloir beaucoup bosser.

Parmi les prétendants à la qualification olympique en 2024, on retrouvera votre frère, Nicolas. Ça fait quoi d’être en concurrence ?

C’est cool. Je suis hyper fier de mon frère, de voir ce qu’il arrive à faire (lire par ailleurs). Ce n’est pas facile d’être le petit frère et de tracer son chemin. Mais je trouve que Nico le fait super bien. C’est un fabuleux planchiste, il fait des choses de malade. Je suis content de pouvoir naviguer à ses côtés, en tant que frère, mais aussi en tant que personne que je trouve très inspirante. Après, la concurrence en équipe de France, j’y suis habitué depuis longtemps maintenant. Sauf que là, c’est mon frère, on verra. Je pense que, lui comme moi, quand on est battu par meilleur on n’a pas trop de mal à l’accepter.

Quel est votre programme de « vacances » en Nouvelle-Calédonie ?

Je vais profiter de mes amis et de ma famille. J’espère aussi bien profiter du pays et du lagon. Je vais sortir naviguer le plus possible et aller surfer au reef. Mais il faut aussi que je gère la suite de ma carrière, avec la recherche de partenaires. Trouver des gens qui veulent bien m’aider dans notre parcours vers les Jeux de Paris, avec mon frère.


Nicolas Goyard en quête du titre mondial en Suisse

Nouvelle jauge en vue des Jeux de Paris, l’iQFoil va remplacer la RS:X. Et la page est déjà tournée avec les championnats du monde de planche à foil qui se déroulent actuellement en Suisse, du côté de Saint-Moritz. Près de 150 concurrents veulent s’offrir la première couronne mondiale officielle et se faire une bonne place en vue d’une qualification olympique. Parmi eux, Nicolas Goyard. Le petit frère de Thomas fait déjà partie des meilleurs de la discipline avec une médaille d’or en mai dernier et une d’argent en 2020 lors des International Games, sortes de Mondiaux officieux. La compétition dure jusqu’à lundi matin pour nous.

A.B.

@A.B.

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