Statu quo

Les indépendantistes restent donc à la tête du Congrès. Ils président toujours cinq des six principales institutions calédoniennes. Un accord de stabilité a été trouvé avec l’Éveil océanien sur une portée d’a priori deux ans. On peut donc imaginer une telle réélection en 2023 boulevard Vauban.

Au gouvernement, pour « respecter la démocratie » sortie des urnes et lutter contre la « défaillance » des indépendantistes, une partie des membres de l’ex-AEC, tendance Les Loyalistes, aimerait toujours faire chuter l’exécutif de Louis Mapou.

Sauf que la règle veut que tous les membres d’une même liste démissionnent pour parvenir à cet objectif. Les élus tendance Rassemblement n’ont visiblement, pour l’heure, pas la même envie. Reste toujours l’espoir CE qui pourrait en faire de même. On imagine que tout cela est discuté.Mais on se rend bien compte que le contexte est particulier.

De nombreux élus appellent à la responsabilité et au travail, pour régler les déficits, engager la relance économique, favoriser le pouvoir d’achat, la confiance, réduire les inégalités. La plupart des secteurs sont en souffrance. C’est LA priorité du moment.

Au vu des difficultés et comme suggéré par l’Éveil océanien, on peut penser que les non-indépendantistes ont finalement une posture plus confortable dans l’opposition où ils peuvent à loisir distribuer les mauvais points.

Les indépendantistes veulent eux, prouver qu’ils sont capables de réformer et d’assumer une certaine dépendance, au moins dans la gestion d’une partie des compétences calédoniennes. Nous verrons bien.

Pendant ce temps-là, les appareils politiques du FLNKS prennent leur temps pour préparer les discussions sur l’avenir institutionnel : leurs instances prévoient des rencontres préparatoires aux bilatérales jusqu’au début de l’année prochaine ! À croire que, finalement, eux aussi sont bien là où ils sont…

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