Les avions d’Air Calédonie n’ont pas décollé depuis une dizaine de jours. Les mobilisations devant les aérodromes de Lifou, Maré, Ouvéa et l’île des Pins par les opposants au transfert de la compagnie de Magenta vers Tontouta sont toujours actives.
Vendredi 6 mars, la Fédération île des Pins – tourisme et acteurs économiques a publié un communiqué dans lequel elle demandait la levée des blocages, expliquant que « toute interruption prolongée mettrait en péril la continuité territoriale, l’accès aux soins, les déplacements des familles et l’économie touristique de l’île ».
Le Medef a, lui aussi, mis en garde sur ces blocages, relevant des « conséquences déjà lourdes » sur l’activité économique des îles Loyauté et de l’île des Pins, avec des « séjours touristiques annulés », des « entreprises privées de clients et de revenus », des « salariés placés dans l’incertitude » et une « fragilisation d’un tissu économique déjà durement touché par les crises successives ».
À Ouvéa, outre le blocage de l’aérodrome, les rotations du Betico ont été annulées les 11 et 12 mars. La Sudîles a expliqué qu’une « nouvelle surchauffe » a été identifiée, obligeant les équipes du Betico à procéder à un arrêt technique. Les salariés d’Air Calédonie se sont mobilisés devant le siège de la compagnie, mercredi 11 mars, afin de manifester leurs inquiétudes quant à la perte de leurs emplois.

