Sébastien Lecornu favorable à un nouveau statut en cas de non à l’indépendance

Dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche (JDD) sur la situation en Nouvelle-Calédonie, le ministre des Outre-mer a appelé à trouver un nouvel accord entre loyalistes et indépendantistes, quel que soit le résultat du troisième référendum.

Sébastien Lecornu a précisé ce qu’il avait déjà ébauché lors de sa visite en Nouvelle-Calédonie l’année dernière. « Quoi qu’il arrive, il y aura un nouvel accord : ce sera un accord de transition en cas d’indépendance. Ou bien un accord différent en cas de maintien dans la France (…) ». Cette fois dans le JDD, le ministre insiste sur le fait que « le statu quo n’est pas possible, ni politiquement, ni juridiquement, ni même économiquement ». Pour lui, en cas de victoire du oui, « les contours de la pleine souveraineté restent à définir » et en cas de non, « les partenaires politiques se réuniront pour examiner la situation ainsi créée ».

Courte victoire

Si la troisième consultation peut être décidée à partir du 4 avril par un tiers des élus du Congrès, elle laisse cependant « présager la courte victoire d’un camp sur l’autre ». Les deux précédents référendums ont « mis à jour deux blocs ethniquement et géographiquement homogènes ». C’est en ce sens que pour lui, « le statu quo n’est pas possible ». Si « par trois fois, la Nouvelle-Calédonie confirmait son souhait de rester française, il conviendrait alors de lui donner un nouveau statut dans la République » et les partisans du non devront « tendre la main à la presque moitié des électeurs qui auront voté oui. »

À l’inverse, si le oui devait l’emporter, « l’indépendance sèche, sans préparation, apparaît insurmontable selon Sébastien Lecornu. Personne ne la réclame et les indépendantistes s’accordent à souhaiter un partenariat avec la France (…) Encore faudrait- il pouvoir en discuter et pour cela, revenir à la table des discussions. »

Une solution proposée dès 2009

Si la proposition de solution consensuelle n’est pas nouvelle – c’est ce que proposait dès 2009 le pacte cinquantenaire de Jacques Lafleur – on peut néanmoins observer qu’elle est, pour une fois, clairement érigée comme la seule solution par le ministre et donc le gouvernement. Certains se gaussent sur les ondes de voir Sébastien Lecornu reprendre une idée qu’ils attribuent à Pierre Frogier. Mais le sénateur n’avait-il pas plutôt appelé à « purger l’indépendance ? »

D.P.

 

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