Retour presque à la normale pour les sportifs

Depuis lundi, les règles liées à la crise sanitaire se sont encore assouplies en Nouvelle-Calédonie. De quoi permettre aux clubs de reprendre leurs activités habituelles. À quelques détails près.

Les clubs revivent

Ça y est, toutes les disciplines exercées sur le territoire ont pu retrouver le chemin de l’entraînement. Mais pas n’importe comment. « Chaque ligue ou comité est dans l’obligation de fournir un protocole de reprise, explique Pierre Forrest, directeur de la Direction de la jeunesse et des sports. Pour garder de la souplesse, nous n’avons pas conditionné le rendu de ce document à la reprise, mais chacun doit le faire. » Il s’agit de préciser les modalités, tant au niveau du programme sportif que des règles sanitaires mises en place. Et c’est aussi un moyen de s’assurer que les licences, donc les assurances fédérales, sont bien à jour.

Pour le moment, une quinzaine de ligues et comités ont déjà rendu leur protocole. Il faut dire que le ministère des Sports a pris les devants. « La ministre a demandé aux fédérations et à leurs directeurs techniques nationaux de préparer ce protocole, et ce, même si la Métropole est encore loin d’une reprise normale, précise-t-il. On a compris que l’on pourrait donc en profiter pour reprendre assez vite ici, en Nouvelle-Calédonie, puisque le déconfinement est en avance. »

Retour sous surveillance

Football, rugby ou encore sports de combat, pour beaucoup de disciplines, les contacts physiques sont inévitables et le port du masque peut s’avérer compliqué. Ainsi, les clubs et associations sont dans l’obligation de tenir un registre avec l’identité et les coordonnées de chaque participant à un entraînement.

Et pour pouvoir accéder aux équipements sportifs, « chaque association, club, ligue, comité devra fournir une attestation de sa fédération ou son organisme de tutelle, mentionnant que chaque adhérent est toujours assuré par sa licence à compter du 4 mai », des consignes données par la ville de Nouméa, explique la Fédération calédonienne de football dans un communiqué.

Toujours pas de compétition

La date du 14 juin est inscrite dans tous les calendriers des acteurs du milieu sportif. C’est celle de la reprise des compétitions, sauf si la situation devait évoluer. « L’enjeu, c’est l’identification, pose Pierre Forrest. On sait que les entraîneurs et éducateurs peuvent le faire lors des regroupements au sein du club. Mais si on ajoute des spectateurs ou des athlètes d’autres structures, cela devient très compliqué. » Toute la question est celle d’un éventuel cas autochtone qui apparaîtrait sur le territoire.

Retrouver tous les cas contacts n’est possible que si toutes les personnes présentes sont répertoriées. « D’ailleurs, il y a de fortes chances pour que la reprise de la compétition se fasse à huis clos dans un premier temps pour conserver cette facilité d’identification en cas de souci. » Quant à la date, elle s’est faite en concertation avec les acteurs du sport, selon la DJS. « Six semaines, c’est un délai suffisant pour préparer un retour. Cela réduira les risques de blessure à la reprise. »


Le CTOS prépare son AG

C’est la mère de toutes les élections dans le sport. Après un premier report pour cause de confinement, le Comité territorial olympique et sportif est désormais assuré de pouvoir tenir son assemblée générale élective le 16 mai. Une élection du président et de son bureau qui se tiendra dans la salle d’honneur de la mairie de Nouméa.

« Cela nous permettra un respect strict des mesures barrières, explique Michel Quintin, le directeur du CTOS. Et puis nous n’aurons pas non plus de problème pour le registre puisqu’il est prévu de toutes façons. » Deux listes sont en lice, l’une menée par Christophe Dabin, actuel secrétaire du CTOS, l’autre par Paul Poaniewa, président de la Ligue d’athlétisme. Charles Cali, président sortant, avait annoncé qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat.


Les salles sont ouvertes

Après plusieurs semaines à suivre des cours sur internet ou les réseaux sociaux, les habitués peuvent enfin retrouver leur matériel, comme avant. Un retour qui aura été progressif. D’abord, la pratique individuelle a été autorisée vendredi dernier, puis, les cours collectifs lundi.

Mais les conditions ne sont plus les mêmes que celles avant le confinement. « On a mis en place toutes les règles demandées par le gouvernement, se félicite Déborah, la gérante d’une salle Fitness Park. Cela veut dire qu’on impose des distances de sécurité, qu’une machine sur deux est en fonction et que le nettoyage est encore plus sérieux. Tout se passe bien, les habitués sont très vite revenus. »

À noter que la question d’un remboursement après la période de confinement ne se pose pas vraiment pour les salles, car la plupart des structures ont soit stoppé leur prélèvement mensuel, soit prévu de déduire ce qui a été prélevé pour une prochaine cotisation.

A.B.

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