Fin 2026, un appareil d’analyse toxicologique sera mis en service au Médipôle. C’est l’annonce faite mardi 19 mai, lors de la signature d’une convention de financement entre l’État, la Nouvelle-Calédonie, le Médipôle, le procureur de la République et la province Sud. Financé dans le cadre du PTSPD, plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance 2025-2028, cet appareil, d’un coût de 60 millions de francs, permettra d’améliorer de « façon considérable » les investigations judiciaires, notamment les contrôles routiers.
Le territoire n’étant pas équipé d’un laboratoire capable d’analyser les tests salivaires, aujourd’hui, « les forces de la sécurité intérieure sont contraintes de passer par une prise de sang » si elles veulent confirmer l’usage de stupéfiants, par exemple, chez un conducteur, explique le procureur de la République, Yves Dupas. Il permettra en outre d’analyser simultanément plusieurs centaines de substances en même temps.
En parallèle, d’autres mesures de lutte contre les addictions ont été présentées et seront prochainement mises en place, comme l’encadrement de la vente d’alcool à brûler, des alambics, une étude pour l’installation d’une structure d’accueil thérapeutique et pédagogique. Prévues également, des actions de prévention auprès des femmes enceintes, des lycéens et des détenus.

