Réactions partagées en France

La classe politique a réagi sur les résultats et la tenue de ce référendum dans l’Hexagone, en Corse et en Polynésie-Française. Les positionnements sont là encore partagés.

• Jean Castex, Premier ministre (communiqué)

(© Ludovic Marin/AFP)

« Par trois fois, la réponse à la question de l’indépendance a été posée et, par trois fois, le choix de rester au sein de la République a été celui de la majorité. À tous, ceux qui ont voté oui, ceux qui ont voté non, ou ceux qui n’ont pas voté, à tous les responsables politiques et acteurs de la société civile, le Premier ministre donne maintenant un rendez-vous pour, ensemble, écrire une nouvelle page de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie, conformément aux dispositions de l’Accord de Nouméa (…) C’est ensemble que les Calédoniens devront bâtir le projet pour leur territoire, avec toute sa place, singulière, spécifique, et respectueuse de toutes les communautés, au sein de notre République. »

 

• Gérard Larcher, président du Sénat (LR) (communiqué)

(© Loic Venance/AFP)

« Le résultat de ce scrutin ne doit pas être perçu comme un aboutissement mais comme le point de départ d’une relation renouvelée entre la France et les populations calédoniennes. L’enjeu est désormais de faire de la Nouvelle-Calédonie une terre de concorde et de progrès, enracinée dans son environnement Pacifique, respectueuse de ces identités plurielles, sûre de ses potentialités économiques. Je souhaite ardemment qu’à la suite des échéances électorales nationales, l’ensemble des forces politiques calédoniennes se retrouvent pour conjuguer les aspirations de tous les Calédoniens. Le Sénat, Chambre des territoires, est prêt à accompagner ce processus. Ce 12 décembre n’est pas un jour de victoire ou de défaite ; c’est un rendez-vous pris avec l’histoire. »

 

• Valérie Pecresse, candidate LR à la présidentielle (France 3)

(© Mehdi Fedouach/AFP)

« La Nouvelle-Calédonie, c’est la France. Les Outre-mer sont la France (…) Ce référendum est un point de départ qui déclenche tout. L’épée de Damoclès, qui faisait revenir les Calédoniens aux urnes tous les ans, et mettait en suspens l’avenir, tout cela est derrière nous. Il y a eu un choix, clair, massif. Et si les indépendantistes n’ont pas participé au vote et un certain nombre de Calédoniens, lassés de ces référendums à répétition, n’ont pas participé au vote, ça veut dire qu’il va falloir recoudre la Nouvelle-Calédonie. Et puis il y a aussi tous les Néo-Calédoniens qui n’ont pas pu voter parce que le corps électoral était gelé. Maintenant il va falloir construire l’avenir avec tous ceux qui font la Nouvelle- Calédonie. Et ça supposera un investissement fort de l’État parce que derrière, il y a la filière nickel, le développement économique, attirer les investisseurs, faire de la Nouvelle-Calédonie un phare français dans le Pacifique. »

 

• Éric Zemmour, candidat à l’élection présidentielle avec son parti « Reconquête » (Twitter)

(© Christophe Archambault/AFP)

« Chers Néo-calédoniens, votre volonté est sans appel. Vous êtes Français et vous le resterez ! Je veux que le temps des statuts transitoires soit terminé. Le corps électoral sera dégelé et nous ne prévoirons pas d’autres référendums sur l’indépendance. Vive la France ! »

 

• Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national (Twitter)

(© Julien De Rosa/AFP)

« La Nouvelle-Calédonie reste française ! Il faut maintenant œuvrer à la restauration de l’unité. Je le ferai ».

 

• Jean Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise (France Info)

(© AFP)

« Nous étions là-bas en situation de guerre civile en 1988. Et c’est la méthode Rocard qui nous a tirés de cela, puis la méthode de Lionel Jospin. Tout s’est bien passé sur les premiers référendums. Édouard Philippe leur avait laissé choisir la date et sur le deuxième, ils se sont en- tendus au Congrès. Cette fois, le résultat n’est pas légitime. Les indépendantistes ne parti- cipaient pas à ce référendum car ils n’étaient pas d’accord avec la date. Ils le disent depuis octobre. Or nous avons impérativement be- soin de l’accord de tous pour avoir la paix. »

 

• Yannick Jadot, candidat EELV à la présidentielle (France Info)

(© Julien De Rosa/AFP)

« Il aurait fallu repousser ce référendum (…) Il y a un enjeu absolument essentiel dans ce processus, qu’avait établi Michel Rocard : c’est la neutralité de l’État. Le président de la République est sorti de la neutralité de l’État, c’est une faute politique (…) une instrumentalisation politique de la droite (…) Emmanuel Macron a abîmé un processus de deux décennies de pacification, d’organisation d’une relation avec la France. Ce référendum s’est déroulé dans les pires conditions car les indépendantistes, la moitié de l’île, n’a pas souhaité participer à ce scrutin. Ce vote est légal mais pas légitime. »

 

• Rachid Témal, porte-parole des sénateurs socialistes (Twitter)

(© Eric Feferberg/AFP)

« Je salue le résultat du référendum et le choix fait par la Nouvelle-Calédonie de rester dans la France. Cette décision oblige : la concorde entre Néo-Calédoniens et une République qui tient toutes ses promesses et met fin aux inégalités inacceptables ».

 

• Fabien Roussel, candidat du Parti communiste (Twitter)

(© Alain Jocard/AFP)

« Le résultat du référendum est entaché par une abstention très politique et par l’ampleur de la pandémie et la période de deuil. J’adresse tout mon soutien et la solidarité du PCF au peuple kanak dans son combat pour faire entendre et respecter sa voix. »

 

• Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste (Twitter)

(© Frederick Florin/AFP)

« Après le 96 % du non au référendum boycotté par les kanaks, Macron déclare cyniquement que la Nouvelle-Calédonie restera française. Or la question n’est pas réglée. La lutte légitime pour l’indépendance de la Kanaky contre le colonialisme de l’État français continuera. Solidarité. »

 

• Moetai Brotherson, député de la Polynésie Française (Facebook)

(© Jacques Demarthon/AFP)

« C’est donc cela la vision de la démocratie de la Macronie ? Une parodie de référendum ? Rien ne m’étonne plus de la part de ce gouvernement de faussaires. »

 

Jean-Guy Talamoni, ancien président indépendantiste de l’Assemblée de Corse (Twitter/Outre-mer La 1ère)

(© Pascal Pochard-Casabianca/AFP)

« Le comble du cynisme : faire semblant de croire que ce référendum, auquel le peuple kanak n’a pas participé, a une réelle signification démocratique (…) J’espère que la raison finira par triompher du coté parisien et qu’il y aura une nouvelle discussion, une nouvelle négociation, et que le processus d’autodétermination sera relancé. »

 

C.M.

 

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