Rayann Lacheny continue son ascension

Meilleur temps des 60 km de VTT de la Mégarando, le cycliste du VCC Mont-Dore s’envole ce samedi pour Papeete où il prendra part au Tour de Tahiti sur route (du 14 au 20 septembre). À 18 ans, il est le grand espoir du vélo calédonien.

Il garde la tête froide Rayann. Et le sens des priorités. Le coureur va mettre tout entre parenthèses à partir de la fin du mois pour se consacrer à un objectif, mais pas sportif : le bac. Porte d’entrée vers la suite de sa carrière. « Si tout va bien, je devrais intégrer le pôle espoirs Outre-Mer à Hyères (Var), se projette Rayann Lacheny. En parallèle, je vais préparer un diplôme d’État qui pourrait me permettre de devenir conseiller technique. »

Une situation qui semble incroyable lorsque l’on pense qu’il a pris sa licence au VCC il y a seulement quatre ans et n’a « pas fait grand-chose la première année ». Après seulement trois saisons, le voilà parmi les meilleurs cyclistes du territoire. Et dans tous les domaines de son sport. Champion de Nouvelle-Calédonie sur route depuis le mois dernier et son attaque dans le col de Tonghoué, il a également été extrêmement costaud lors de la Mégarando (lire par ailleurs).

Expérience tahitienne

Une compétition qui lui a surtout servi de préparation pour son grand objectif de la saison : le Tour de Tahiti. « C’est la deuxième fois que je participe, explique le coureur, qui sera présent au Fenua au sein d’une délégation d’une demi-douzaine de coureurs locaux. L’an dernier, j’avais pris la deuxième place du classement U23, j’étais le seul junior à avoir terminé le tour. »

À cela s’ajoute une neuvième place au général et une très belle deuxième place au sprint lors de la dernière étape. Et le but est simple, « faire aussi bien cette année ». Un tour qui sera de 700 km en sept étapes, bien plus que les 500 km de 2018. Pas de quoi impressionner le jeune cycliste. Car il a déjà une petit expérience avec une participation l’an dernier à la moitié du Tour de Nouvelle-Calédonie, bien plus difficile que celui de Tahiti. « J’ai souffert, s’amuse aujourd’hui Rayann Lacheny. Je m’attendais à ce que ce soit dur, mais pas à ce point. » Son passage à Tahiti sera encore une fois l’occasion d’apprendre. « Je ne sais pas comment ça va se passer, concède-t-il humblement. Je ne me connais pas encore assez pour savoir si je suis bien ou non. Justement, ce tour, c’est l’occasion de prendre de l’expérience. »

Une expérience qu’il ira aussi chercher pendant les vacances d’été à Upper Hutt, dans la région de Wellington, en Nouvelle-Zélande. Celui qui rêve de participer un jour au Tour de France, dans la roue de son idole, Julian Alaphilippe, pourra se faire les jambes sur d’autres routes et d’autres pelotons encore.


Imbroglio à la Mégarando

De la Mégarando 2019, on retiendra deux choses. D’abord un succès populaire qui a débouché sur un record de participation avec plus de 1 500 coureurs sur l’une des courses. Mais aussi un couac dans le parcours de la première partie de la Méga Étape (25 km). Un problème de balisage qui a vu certains coureurs faire beaucoup plus de kilomètres que prévu. Près de 40 de plus pour Rayann Lacheny qui termine ainsi à plus d’une heure de Gaël Bonnace. Si Rayann a remporté ensuite le lendemain la seconde étape (60 km), l’organisation a décidé de ne pas établir de classement général.

A.B.

 

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