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Dans son discours de politique générale, le 25 novembre 2021, Louis Mapou, président du gouvernement, annonçait sa volonté de « travailler à l’inscription du bagne calédonien » au patrimoine mondial de l’Unesco. L’exposition « Les Kanak et le bagne », proposée prochainement par les associations Témoignage d’un passé et Marguerite à Nouville et au Fort Téremba, manifeste cette intention.

Elle met notamment en lumière les relations entre anciens condamnés et femmes kanak, à l’origine de nombreuses familles métissées, plaçant la période du bagne comme élément central d’une histoire commune. En juin, l’exposition prendra la route sur la Grande Terre et jusque dans les Îles pour se rendre accessible au plus grand nombre et « libérer la parole » au sein des familles.

Trois mois plus tard, elle doit revenir à Nouméa à l’occasion de la première édition du Caledonia Festival, dédié à toutes les cultures. Cette histoire sera aussi racontée dans le cadre d’un projet pilote au collège de Magenta. Et, en 2023, un deuxième volet explorera cette fois les rapports entre les Indochinois et le bagne.

La résolution, toujours : mettre l’accent sur ce qui relie les peuples. C’est aussi l’esprit de la statue de la poignée de main entre Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou, qui doit être installée au mois de juin sur la nouvelle place de la Paix, au centre-ville de Nouméa. Ces initiatives se concrétisent au bon moment, alors que la Nouvelle-Calédonie se cherche un avenir. Elles pourraient constituer un terreau favorable dans lequel enraciner cette identité collective qui reste à construire. Un long processus, certainement.

 

A.-C.P.

 

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