Quid du bleu, blanc rouge ?

Comme prévu, les débats ont été animés vendredi dernier au Congrès. Les élus de l’assemblée étaient convoqués par le haut- commissaire de la République pour donner leur avis sur le projet de décret de l’État autour du référendum et notamment sur la modification d’un article du code électoral.
Une modification qui réglemente l’utilisation des deux drapeaux, celui du FLNKS et le drapeau national bleu, blanc, rouge.

En 2018, pour la première consultation, l’État avait décidé d’interdire l’utilisation des deux drapeaux dans le cadre de la campagne officielle. Pour ce deuxième référendum, le CSA, le Conseil d’État et le ministère de l’Intérieur ont fait un choix différent en proposant la possibilité pour les indépendantistes d’utiliser leur drapeau et pour les loyalistes le drapeau français. Un choix dicté, selon l’État, par un souci d’équité de moyens et de clarté du message adressé avant le vote aux électeurs. Et c’est sur ce point que les débats ont animé l’assemblée. Les indépendantistes estiment

qu’une telle modification est un acte politique majeur qui entache la neutralité de l’État alors que les loyalistes pensent qu’il s’agit d’une question d’équité fondamentale. Après plus de trois heures de débats, la séance du Congrès a finalement été suspendue, l’Avenir en confiance a mis fin aux discussions en déposant une motion préjudicielle qui renvoie de fait le sujet au Conseil d’État et ce sera donc lui qui validera ou pas ce projet de décret.

D.P.

La motion préjudicielle de l’AEC a été adoptée par 27 voix contre 25 et une abstention, celle de Milakulo Tukumuli de l’Éveil océanien, après que les deux autres élus du jeune parti ont voté pour. Le président du mouvement a indiqué qu’il avait agi ainsi parce que son parti ne participerait pas à la campagne du référendum.

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