Quelles sont les bases de l’union ?

Les Républicains calédoniens, le Mouvement populaire calédonien, Générations NC et Calédonie ensemble, soutenus par la majorité présidentielle, ont acté leur alliance. Ils porteront un projet politique commun dans les discussions d’avenir et au sein des institutions.

Le rapprochement initié pour la présidentielle, affiné pour les élections législatives, va s’institutionnaliser. Les quatre partis inscrits dans la coalition nationale Renaissance, ex-La République en marche, ont scellé un accord dans la perspective des échéances majeures qui attendent la Nouvelle-Calédonie. Leur projet a été détaillé dans une tribune intitulée « Ensemble pour l’avenir ». Leur union devrait prendre forme au sein d’un grand parti et de groupes dans les institutions.

Maison commune 

Les chefs de file, Sonia Backes, Gil Brial, Nicolas Metzdorf et Philippe Dunoyer, affichent leur ambition de créer une structure politique pérenne, une « véritable maison commune de la majorité présidentielle calédonienne », dont les statuts doivent être déposés dans les prochains jours.

Les formations feront campagne ensemble pour les candidats ayant obtenu l’investiture de Renaissance aux législatives, à savoir Philippe Dunoyer dans la première circonscription et Nicolas Metzdorf dans la deuxième. Mais fusionneront avant le début des discussions sur l’avenir institutionnel, « afin d’offrir aux Calédoniens une unité réelle et sincère déliée des échéances électorales ». Les partenaires vont aussi créer un groupe d’« Union loyaliste » au Congrès.

Ces structures, disent-ils, seront ouvertes à toutes les autres formations non indépendantistes qui, au-delà de la majorité présidentielle, souhaitent participer à cette union sur la base de valeurs prédéfinies.

Principes 

Sur le fond, les quatre nouveaux alliés considèrent que le processus de décolonisation doit être considéré comme achevé suite aux trois référendums. Il faut maintenant négocier un statut avec les indépendantistes et l’État et le faire approuver par les populations concernées. « Si aucun consensus n’était trouvé à l’issue de la période de discussions, les élections provinciales de 2024 se tiendraient avec un corps électoral ouvert », préviennent les signataires.

Ils promettent par ailleurs de s’opposer à toute forme d’indépendance association et à toute tentative de partition. Ils s’engagent à promouvoir l’ouverture du corps électoral, le principe « un homme, une voix », avec l’instauration d’une représentativité des élus du Congrès « conforme à la réalité démographique et électorale », la révision de la clé de répartition, une nouvelle répartition des compétences des collectivités.

Ils jugent que le verdict électoral n’est plus respecté et disent devoir trouver les « voies et les moyens » pour que les non-indépendantistes président le Congrès et le gouvernement.

Nouveau gouvernement 

Les signataires veulent « redonner confiance aux Calédoniens et répondre aux problématiques du quotidien ». Pour y parvenir, ils s’engagent à accompagner l’installation d’un 18e gouvernement « dès lors que les conditions seront réunies ».

Leur politique prévoit l’instauration d’un plan de hausse du pouvoir d’achat, l’amélioration de la compétitivité sociale des entreprises, une réponse à l’urgence des comptes sociaux, de favoriser l’entrepreneuriat, d’instaurer un plan de lutte contre la pauvreté et les inégalités, de promouvoir la cause des femmes, d’accompagner la jeunesse et de préserver le tissu associatif.

C.M.

© C.M./ Archives DNC

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