Quelle place pour le vélo à Nouméa ?

L’association Droit au vélo en Nouvelle-Calédonie interpelle les candidats aux municipales. Elle s’est appuyée sur les résultats du Baromètre des villes cyclables auquel 369 habitants de la capitale ont répondu, l’année dernière, pour élaborer un manifeste et une liste de propositions adressées aux futurs élu(e)s.

L’association invite les candidats à se positionner sur cinq thématiques : la réalisation du schéma directeur des modes actifs, le développement d’un réseau d’itinéraires cyclables cohérent (continu, sécurisé, connecté…), la réalisation d’un plan favorisant la circulation des vélos et piétons pour une « ville agréable », le développement de « tous les leviers nécessaires au développement d’un « système vélo » (offres de stationnement, aides à l’achat, dispositifs d’incitation pour les employés, prise en compte des associations d’usagers…) et la promotion de la culture vélo (apprentissage à l’école, services municipaux à vélo, journée annuelle sans voiture, exemplarité des élus…)

Un manifeste pour promouvoir le vélo

Dans son manifeste, l’association rappelle les différents enjeux liés au développement du vélo à Nouméa qui regroupe plus du tiers de la population calédonienne. Des enjeux de santé publique (plus de deux Calédoniens sur trois en surpoids), de cadre de vie, de réduction des dépenses publiques, de relance du commerce de proximité, d’amélioration du pouvoir d’achat des particuliers et, bien sûr, de climat.

Les transports sont localement le deuxième secteur d’émission de gaz à effet de serre, après la mine et la métallurgie. Et plus de 80 % des émissions sont dues à la voiture et interviennent majoritairement dans le Grand Nouméa. « Lorsque l’on prend conscience des conséquences de l’usage massif de l’automobile sur la santé, le porte-monnaie […], l’environnement, n’est-il pas insensé de continuer d’utiliser un véhicule de plus d’une tonne pour déplacer une personne de 80 kg et pour parcourir moins de 3 km dans 50 % des cas ? », interroge François Le Borgne, président de l’association.

Le développement d’un tel système dans la capitale constituerait, selon Droit au vélo NC, une réponse concrète après la reconnaissance de l’urgence climatique par le Congrès, au mois de décembre dernier, et son appel aux différentes institutions à agir. « Les candidats saisiront ils cette occasion de changer le monde à leur échelle ? » La question est posée !

C.M.

©shutterstock 

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