Que cherche Daniel Goa ?

L e président de l’Union calédonienne fait feu de tout bois, ces dernières semaines, pour s’opposer à l’État, et menace également de faire tomber le gouvernement.
La manœuvre est connue et elle n’est pas fine. Il s’agit, selon toute vraisemblance, de vouloir déstabiliser la Nouvelle-Calédonie dans la perspective du référendum.
La menace d’une épidémie, qui plus est sur une île au passé douloureux en la matière, est une bonne opportunité, même s’il y a sûrement aussi, derrière tout cela, une volonté réelle de protéger les populations.

Les coutumiers, les indépendantistes et les loyalistes ont d’ailleurs eu souvent raison de pousser à la plus grande sévérité sur les moyens de nous protéger. Vu les résultats, la crise sanitaire a été plutôt bien gérée et malgré un certain nombre de couacs et d’erreurs qui ont suscité des craintes légitimes, il n’y a pas de raison qu’elle ne le soit plus.

L’unité de façade a explosé au sujet des relèves de gendarmes. L’État, c’est vrai, n’a pas vraiment été prolixe sur cette question. C’est le moins que l’on puisse dire. Mais leur arrivée était prévue et a reçu l’accord des membres du gouvernement. Les normes sanitaires seraient les mêmes que pour tous les arrivants, même si les structures sont différentes. Daniel Goa a par ailleurs dénoncé les dérives comportementales de certains représentants ou personnalités n’ayant pas respecté les règles sanitaires en vigueur.

Et puis il y a eu la loi de prorogation de la loi d’urgence sanitaire précisant les mesures de quatorzaine. Là encore, pas très clair. Les uns et les autres ont crié au loup, mais elles demeurent les mêmes qu’auparavant. À chaque fois, on a accusé l’État de grignoter sur les compétences calédoniennes.

Ensuite, les choses ont dérapé. Le président de l’UC a demandé le renvoi du haut-commissaire, du commandant des forces armées, menacé de démission ses membres du gouvernement, puis a accusé la justice de faire de la politique. Alors que le dialogue pourrait nous mener quelque part, c’est encore une fois la violence qui est privilégiée. Ainsi, Daniel Goa a bien fait comprendre à « ceux qui sont arrivés à pied », (tous les non-Kanak) « qu’ils n’ont pas à construire la Nouvelle- Calédonie ».

Une façon de s’exprimer qui n’incite surtout pas au dialogue … Plusieurs partis politiques ont demandé que le deuxième référendum soit reporté de quelques semaines pour qu’il puisse être organisé dans de bonnes conditions. La campagne promet quoi qu’il en soit d’être particulièrement hostile…

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