Premier exercice conjoint pour la surveillance du parc naturel marin

Comment surveiller correctement la zone d’1,3 million de km2 qui correspond au parc naturel de la mer de Corail créé en 2014 et placé en réserve en 2018 ? Comment protéger les îlots inhabités, très éloignés et leurs récifs variés dont certains sont proches de l’état originel comme on n’en trouve quasiment plus à l’échelle de la planète* ?

L’État assure forcément un rôle prépondérant puisqu’il assure la protection de la zone économique exclusive (ZEE), ainsi que les pêcheurs hauturiers qui sont « nos yeux » dans cet immense espace. Mais les moyens actuels ne sont pas suffisants pour une telle responsabilité, juge le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. C’est pourquoi le territoire travaille depuis 2019 à renforcer ses systèmes et à mettre en œuvre un plan de suivi et de surveillance des activités humaines dans le cadre son plan de gestion du parc avec le concours de la société Insight. L’État accompagne la Nouvelle-Calédonie pour la mise en œuvre de ce plan dans le cadre du contrat de développement (70 % de 240 millions de francs).

Pour tester à la fois les systèmes et la coopération, un premier exercice conjoint était organisé en ce mois de juin avec les Forces armées en Nouvelle-Calédonie, le MRCC ou encore la Fédération des pêcheurs hauturiers. Parmi les technologies utilisées par le territoire, la surveillance par AIS (système d’identification automatique via les émissions des bateaux), par VMS (système de surveillance par satellite) ou encore la détection par prises de vues satellites (radio fréquence). À cela pourraient s’ajouter les balises (bouées) in situ pour détecter le bruit des bateaux ou l’équipement de nos navires de pêche pour être en capacité de « copier » leur écran radar.

Pour cet exercice, la Nouvelle-Calédonie a déployé son navire Amborella, l’État le D’Entrecasteaux, un Falcon 50 Gardian et les pêcheurs, trois navires, ces derniers ayant tout intérêt à la protection de cet espace, source de revenus.

Les données recueillies permettront d’écrire le plan de surveillance. « C’est par l’addition des technologies que l’on va réussir à surveiller la zone de manière globale et pour le bénéfice de tous », explique Manuel Ducrocq, chef du service du parc naturel de la mer de Corail et de la pêche.

* Les récifs proches de l’état originel constituent 1,5 % des récifs à l’échelle planétaire. 30 % se trouvent dans notre zone.

C.M.

©D.R. 

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