Médecins libéraux : « On est face à un mur »

Le syndicat des médecins libéraux (SML) est « extrêmement inquiet » quant au délabrement de la chaîne de soins. Le SML a fait appel à une société d’audit pour faire un état des lieux de la situation dans le libéral.

Il évoque l’exode massif des médecins (26 postes vacants de spécialistes, 7 de généralistes), les recrutements difficiles, le vieillissement des professionnels (67 % des spécialistes ont plus de 55 ans), les inégalités territoriales croissantes, les difficultés pour ceux qui exercent, et l’incapacité de répondre aux besoins de la population qui sont en forte hausse (17,5 % en longue maladie, vieillissement).

« Quand un spécialiste s’en va, ce sont 30 000 personnes qui doivent trouver un médecin », indique Joël Kamblock, cardiologue. Les situations les plus critiques concernent l’ophtalmologie, la dermatologie et la gastroentérologie. « On va avoir des délais d’attente, des retards de diagnostic, la qualité de vie va baisser et les coûts de santé vont exploser », prévient Johan Nouwen, chirurgien ORL.

Selon le SML, tous les acteurs de la santé doivent se réunir sans délais. Quelques pistes seront proposées pour s’adapter à la pénurie (ex : téléconsultation, téléexpertise), conserver les médecins présents (ex : travail sur les charges administratives), attirer de jeunes professionnels (ex : débloquer la question des stages des internes en libéral, prix de la patente). Sachant que l’incertitude institutionnelle et les questions de sécurité jouent également. Un collectif de praticiens « Opuss » qui rassemble les professionnels du privé et du public vient d’être créé.

Mercredi, le gouvernement a proposé d’élargir les règles de recrutement des professionnels de santé en levant notamment les conditions de nationalité

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