L’État, le gouvernement, les forces armées, le centre du service national et de la jeunesse et le vice-rectorat ont signé, vendredi 29 mai, une convention axée sur le jeune public, quatrième pilier du pacte de refondation doté de 8,3 milliards de francs. Ce programme sur cinq ans, qui vise à « redonner des perspectives à la jeunesse en luttant contre le décrochage scolaire et professionnel », s’appuie sur trois enveloppes. La première consiste à financer la création d’une nouvelle compagnie du RSMA (Régiment du service militaire adapté) pour 1,8 milliard de francs. « La décision sur sa localisation sera prise en juillet », a assuré le haut-commissaire, Jacques Billant. Dumbéa et le Mont-Dore seraient en lice.
Le deuxième budget soutient la mise en place d’environ 100 postes « spécialisés – psychologues, éducateurs, adjoints d’éducation… – » à hauteur de près de 600 millions de francs par an. Le but : prévenir le décrochage scolaire dans les provinces.
Enfin, troisième point, le financement de 1 000 parcours d’insertion et d’engagement : 716 millions y seront consacrés annuellement, à travers le développement de services civiques ou encore de contrats aidés. Le dispositif JDC, pour Journée défense et citoyenneté, obligatoire pour les garçons et filles de 16 à 25 ans, peut permettre, grâce au partenariat conclu avec l’armée, de « retrouver des jeunes que nous n’avons plus dans nos radars » pour un accompagnement, souligne Isabelle Champmoreau, du gouvernement.

