L’UPK veut « neutraliser » l’accord de Bougival

L’UPK appelle à la tenue d’élections provinciales avant fin juin pour « relégitimer » les représentants appelés à négocier un nouvel accord politique. (©DR)

Environ 70 personnes se sont rassemblées à Koné, samedi 7 février, pour présenter l’Unité du peuple en Kanaky (UPK), formation dissidente de l’UNI, la seule composante indépendantiste à soutenir l’accord de Bougival et son complément Élysée-Oudinot. « On ne crée pas un parti politique. Nous sommes simplement une association de militants qui ne sont pas d’accord, a déclaré son président Xenie Pidra, assurant que la démarche « n’est pas de créer des scissions » mais de mobiliser pour « neutraliser » Bougival.

Ses initiateurs, dont des cadres issus d’autres coalitions indépendantistes (Palika, UPM, Unid), estiment que les accords contestés « ne conduisent pas à la pleine souveraineté » et ouvrent la voie à « un fédéralisme et à une partition du pays », en rupture avec le processus de décolonisation engagé par l’accord de Nouméa de 1998. Les membres de l’UPK envisagent d’intégrer le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) et souhaitent que l’UPM, le Palika et l’Unid reviennent sur leur décision de quitter le Front. Le même jour, le comité régional Palika Iaai a salué « le compromis trouvé à Élysée-Oudinot », ces militants évoquant des discussions qui, notamment, « ont finalement établi les modalités de transfert des compétences régaliennes ».