L’UNC version 2020, c’est parti

La rentrée universitaire a débuté lundi pour une partie des étudiants. Cette année sera marquée par l’ouverture du campus du Nord et la création de nouvelles filières axées sur le numérique et répondant au besoin économique du pays.

Selon l’Isee, 71% des nouveaux métiers porteurs sont des métiers de niche correspondant à l’évolution des nouvelles technologies. L’annonce a été entendue par l’Université de Nouvelle- Calédonie (UNC) qui ouvre, cette année, deux nouvelles licences professionnelles. Ces deux diplômes ont la caractéristique de répondre, d’une part, aux attentes du monde économique calédoniens, d’autre part, aux besoins de formation par alternance. Le premier cursus permet de préparer une quinzaine de jeunes aux métiers de la communication et des arts numériques. Elle donne accès aux métiers de community manager, rédacteur web, responsable communication dans les secteurs publics, privés et pour des événementiels.

La seconde licence, ouverte à douze étudiants, est également orientée vers le numérique puisqu’elle a pour objectif de former des développeurs multimédia, webmasters, développeurs mobiles et web. « En ce qui concerne l’alternance, nous n’avons aucune difficulté à placer nos élèves, il y a même plus de demandes que d’étudiants à placer ! », explique Laurence Levert, directrice du centre de formation par alternance-Sup (CFA- Sup). Le CFA-Sup, installé dans les locaux de l’IUT, a établi 45 partenariats avec des entreprises de la place et propose cinq licences professionnelles. À l’issue de ces cursus, 80 % des étudiants en recherche d’emploi trouvent une situation.

Autre nouveauté, l’UNC ouvre une troisième année de licence Miage (méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises). Cette troisième année accueille les étudiants de licence 2 d’informatique, d’économie-gestion, les élèves de BTS informatique ou transformation numérique, l’IUT MMI (métiers du multimédia et de l’internet) ou des salariés avec un bac+2. Contrairement aux licences professionnelles qui préparent les jeunes au monde de l’entreprise, cette L3 débouche plus naturellement sur un master Miage qui devrait ouvrir en septembre prochain. Ce cursus a la particularité de donner de solides bases en gestion des entreprises. Les débouchés sont très larges, balayant un vaste panel de jobs au sein de structures publiques ou privées : analystes programmeurs, concepteurs d’applications informatiques, administrateurs réseaux informatiques… La date de candidatures de cette licence vient d’être prolongée.

L’université étaye également sa formation aux métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF) avec l’ouverture d’un master avec des cours liés à la discipline des futurs enseignants du second degré. Dès la première année, les étudiants sont confrontés au milieu professionnel avec des stages à mi- temps en collège et lycée. Une fois de plus, l’UNC met l’accent sur l’apprentissage du numérique et le recours aux méthodes et outils innovants.

Alors que de nouvelles filières se mettent en place, d’autres tendent à disparaître. La Paces (première année commune aux études de santé) devrait subir quelques changements dans le cadre des réformes des études de santé effectives en septembre de cette année en Métropole. Ce cursus, dispensé dans le cadre d’un partenariat avec l’université Pierre-et-Marie-Curie à Paris, permet la préparation et le passage de quatre concours médicaux (médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique) et un concours paramédical (masso-kinésithérapeute). C’est donc la dernière année que ce cursus, sous cette forme, est proposé aux jeunes Calédoniens.


Les « première année » chouchoutées

Les « première année » qui ont intégré l’université, lundi, ont bénéficié d’une semaine d’intégration afin de les familiariser avec le campus. « Auparavant, nous n’organisions qu’une journée, mais nous nous sommes rendu compte que les premières années étaient perdues. C’est donc devenu une semaine », explique Laurence Havé, directrice des études et de la vie étudiante. Une vingtaine d’étudiants de deuxième et troisième année se sont portés volontaires pour devenir « ambassadeurs » et animer cette semaine d’intégration. Ils ont mis en place un grand jeu de piste et aiguillent les petits nouveaux qui découvrent, parfois pour la première fois, le campus. Des cours de méthodologie et d’entraînement aux outils numériques sont aussi programmés pour aider chacun à prendre ses marques. À l’heure où nous éditons, 2 540 élèves fréquentent l’UNC, mais les jeunes ont jusqu’au 6 février pour finaliser leur inscription. Les retardataires pourront même se manifester après ce délai, car le dispositif Parcoursup reste ouvert en phase complémentaire.


La fac à Baco, c’est pour bientôt

Le 24 février, environ 80 étudiants pourront faire leur rentrée sur le nouveau campus de Baco, à Koné. Bibliothèque, amphithéâtre, salles d’enseignement, plus de 1 000 m2 de locaux sont en cours de finition. Ils devraient bientôt accueillir les cours de première et de troisième année d’économie gestion. « L’objectif de l’antenne du Nord est de bien favoriser l’accès à l’université et la réussite des étudiants de la province Nord », précise l’UNC. Cette nouvelle antenne devrait également permettre de renforcer le travail de recherche avec l’installation du Cresica (consortium pour la recherche, l’enseignement supérieur et l’innovation).


Le sport universitaire à la pointe

Il y a aussi du nouveau du côté du Suaps (Service universitaire des activités physiques et sportives). Cette année, le teqball et son cousin le beach teqball pourront être choisis dans le cadre des enseignements notés. Créé il y a quelques années en Hongrie, ce sport se pratique sur un terrain qui s’apparente à une table de ping-pong, avec un ballon de foot. La version « beach » se pratique évidemment sur du sable et fait déjà quelques émules parmi les étudiants puisque deux d’entre eux ont remporté la troisième place au tournoi inter-pacifique en novembre dernier. Au-delà de la compétition, c’est un sport « fun et technique », selon les mots d’Eric Michalak, le coach de l’université qui a importé la discipline sur le Caillou. Sur ses conseils, la mairie de Nouméa a installé une table de jeu sur le nouveau parc urbain de Sainte-Marie. Voilà qui devrait permettre à nos jeunes de s’entraîner en vue de Jeux olympiques à Los Angeles de 2028 puisqu’il est question d’y introduire la discipline.

Dans la série des sports « exotiques », l’université va également proposée du soccer 5 et au baseball 5 en vue d’organiser des compétitions universitaires. Développé à Cuba, ce dernier est une version « moins aristocratique » que le baseball traditionnel. Enfin, pour ceux qui seraient davantage tenté par l’escalade, de nouveaux modules ont été installés, histoire d’éviter la routine aux habitués.

 

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