L’UNC décroche un financement européen pour son projet sur la sécurité alimentaire dans le Pacifique

Une première. L’Université de Nouvelle-Calédonie est lauréate d’un appel à projets très sélectif du programme « Horizon 2020 » de la Commission européenne.

Avec ses partenaires scientifiques du Cresica, de l’IAC, de l’IRD, d’universités du Pacifique et d’Europe, elle s’est vue octroyer près de 154 millions de francs sur quatre ans. Le projet du nom de « Falah », qui a retenu l’attention de la Commission européenne, vise, dans un contexte de changement climatique et de régression sanitaire, à créer et animer un réseau local, régional et international d’équipes de recherche pour favoriser la sécurité alimentaire des Océaniens, en promouvant et en redynamisant l’agriculture familiale.

Au total, une centaine de chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants interagiront sur trois axes complémentaires de travail : l’agriculture en Océanie (connaissance des modalités et capacités de production), l’alimentation et l’hygiène de vie des populations (connaissance de ce qui génère les problématiques de santé publique) et la préservation des savoirs et des modes de production alimentaires ancestraux.

Changer le rapport à la production agricole

L’ambition affichée par cette équipe de recherche est de « révolutionner l’approche de l’aménagement des villes, de la production de nourriture et de ses modes de consommation », « d’enrayer les phénomènes d’urbanisation sauvage, d’obésité, de développement des maladies non transmissibles et de perte des connaissances de productions agricoles traditionnelles ».

Les scientifiques évoquent d’ores et déjà l’introduction de zones d’autoproduction alimentaire dans les milieux urbains, le rapprochement des lieux de production et de consommation pour éviter les déplacements ou encore la promotion du concept « agri-scolaire » qui consiste à organiser les espaces scolaires de manière à impliquer les enfants dans la production d’une partie de leur nourriture, notamment dans les internats. Figurent également parmi les priorités : la réintégration des produits locaux auprès des populations locales et des touristes pour éviter le recours aux produits importés « souvent générateurs de déchets mal gérés… et de mauvaises habitudes alimentaires ». Un travail est par ailleurs prévu sur la réglementation, l’interdiction de vente de produits ultra-transformés, trop gras, trop salés ou trop sucrés à proximité des établissements scolaires ayant déjà montré de très bons résultats.

Jean-Marie Fotsing, porteur principal du projet, parle « d’une belle victoire collective qui nous engage dans une dynamique internationale durant quatre ans » et d’une « belle reconnaissance de crédibilité pour l’UNC ».

C.M.

©Illustration UNDP Pacific Food 

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