L’UC confirme le cap de 2025

« Nous ne voulons plus de cette France invasive qui nous traite toujours comme des sujets, nous exclut et nous méprise » a déclaré Daniel Goa, à Canala. © Archives Y.M.

En cette période de mobilisation violente dans les rues, le président du parti UC, Daniel Goa, a proposé de déclarer la pleine souveraineté le 24 septembre 2025.

La commune, retenue pour l’organisation du comité directeur de l’Union calédonienne samedi 8 juin, n’avait pas été choisie au hasard, en cette période de troubles : Canala, un des berceaux du parti et une terre combattante avec des figures historiques.

Le président Daniel Goa a d’emblée livré son analyse sur le contexte actuel dans son discours d’ouverture. « En plus du combat politique sous-jacent, il y a un conflit social et sociétal larvé. » Après un long exposé flatteur sur les « jeunes », et des piques adressées au président de la République, aux ministres Darmanin et Lecornu, ou encore aux loyalistes, le responsable de l’UC a déroulé un calendrier, déjà mentionné en novembre 2022 avant une rencontre ministérielle.

« La France nous a tellement trompés que notre souveraineté ne pourra qu’être immédiate, pleine et entière et non négociable », a lancé Daniel Goa. « Nous proposons le 24 septembre 2025 pour la déclarer, ce sera aussi le début d’une nouvelle mandature avec de nouvelles élections. » 2025, et non 2024 comme annoncé par erreur peu de temps après la déclaration.

REPRENDRE LA MAIN ?

Le leader indépendantiste a évoqué une période de transition notamment pour la rétrocession des compétences régaliennes. « La souveraineté sera alors partagée si la France l’accepte, ajoute le président de l’UC. Elle sera pleine et entière aux termes de cette période de transition le 24 septembre 2029, à la date anniversaire des 176 ans de colonisation et au terme de la mandature. » Indéniablement, Daniel Goa s’appuie sur l’actuelle mobilisation dans la rue pour réinscrire des objectifs politiques. Est-ce une manière de reprendre la main ?

Agacés par le discours prononcé à Canala, Les Loyalistes et Le Rassemblement ont très vite réagi. « Aucune indépendance ne sera imposée aux Calédoniens qui l’ont clairement refusée à trois reprises ! »

Yann Mainguet